Si la malbouffe et les maladies qui sont liées deviennent un fléau inquiétant de notre société moderne, il reste d'irréductibles Gaulois qui garderont leur poids de forme quoi qu'ils puissent manger. Quel serait le secret de ces personnes ? Seraient-elles accros au sport ? Ou ont-elles la recette d'une potion magique miraculeuse ? Rien de tout ça, leur secret viendrait d'un avantage sur le plan génétique. 

Un métabolisme et une génétique qui joue en leur faveur 

S'il existe de nombreuses études sur la génétique des personnes souffrant de surpoids avancé ou d'obésité, les études sur les personnes ayant tendance à rester minces sont plus rares. Pourtant, de récentes recherches ont mis à jour une absence de gène chez les personnes qui ont tendance à rester minces. Ainsi, elles n'absorberaient pas les calories de la même façon que les autres et elles éviteraient ainsi de prendre du poids. Ce que met en lumière cette étude, c'est que, dans le fond, nous n'avons pas un contrôle total sur notre poids. Notre capacité à perdre ou prendre du poids dépend de notre bagage génétique.

Pour cette étude, les ADN de près de 1600 personnes à l'indice de masse corporelle faible ont été comparés à celui de personnes en surpoids ou en obésité avancée et à près de 10 000 personnes ayant un poids jugé "normal" (si tenté qu'il y ait une normalité). Cette étude a permis de mettre en lumière les différences génétiques qu'il peut potentiellement avoir selon les types de corps. Le "score de risque génétique" était beaucoup plus faible chez les personnes minces que chez les personnes obèses.

 

 

Une connaissance globale qui permettra de traiter l'épidémie d'obésité

S'il n'est pas question de vive dans un monde peuplé par des personnes faisant un poids plume, il est important de rappeler que l'obésité peut entraîner de lourdes complications médicales, allant du diabète à des risques cardiovasculaires. Selon l'OMS, depuis 1997, l'obésité est considérée comme "pandémie mondiale". Les maladies liées à la malbouffe tuent aujourd'hui plus de personnes que la dénutrition. Les études tendent à faire bouger les choses, rapidement, pour éviter une catastrophe sanitaire dans les années qui viennent.

Au-delà de l'alimentation et de l'activité physique, on sait aujourd'hui qu'il y a un réel facteur génétique qui offrirait un terrain favorable à l'obésité. Cibler ce gène permettrait aux spécialistes de trouver une parade contre l'évolution du nombre de malades à travers le monde.


Les Éclaireuses