Old school le mariage et les enfants ? C’est en tout cas une tendance à la baisse si l’on en croit les derniers chiffres qui entourent la maternité et le mariage. En France, le nombre de mariages est en nette baisse depuis l’ère du confinement, restrictions sanitaires obligent. Ce dernier a chuté de près d’un tiers entre 2019 et 2020. De plus, il semblerait que le désir d’avoir des enfants se fait moindre.

Et ce, depuis 2019 si l’on en croit l’étude de la Federal Reserve Bank of St. Louis, relayée par le média Bloomberg. Une décision qui aurait bien des avantages sur les portefeuilles des femmes. Outre-Atlantique, les femmes ont disposé de 65 000 dollars de richesse en 2019, contre 57 000 dollars pour les hommes dans la même situation. Un choix qui est de plus en plus assumé, ici et là, et qui amène une nouvelle génération à se questionner.

La question du coût de la maternité

Si pendant de longues années, les femmes qui ne voulaient pas d’enfants étaient considérées comme marginales, aujourd’hui, la question n’est plus la même. Les femmes assument ne pas vouloir d’enfants, notamment pour échapper à ce qu’on appelle la "pénalité de la maternité", associée, principalement, à une pénalité financière.

En substance, plus une femme a d’enfants, moins elle gagnera d’argent. "Cette analyse s'appuie sur les travaux du Dr Budig et constate qu'en moyenne, la pénalité de maternité actuelle pour une mère qui travaille est de 15 % du revenu par enfant de moins de 5 ans", avait expliqué le groupe de réflexion américaine The Century Foundation. Comme le souligne Bloomberg, une mère célibataire voyait sa richesse chuter à 7 000 dollars. Le choix de ne pas faire d’enfant est donc également corrélé au coût, toujours plus important, de l’éducation d’un ou plusieurs enfants. Les dépenses pour élever un enfant né en 2015 jusqu'à l'âge de 17 ans seront estimées à 310 605 $, selon la Brookings Institution.

"Je ne sais pas si j'aimerais ma vie avec des enfants"

"J'aime ma vie et je me sens très épanouie. J'aime les enfants et j'aime tous les enfants de mes amis. Mais je ne sais pas si j'aimerais ma vie avec des enfants", a déclaré Ashley Marrero, une femme américaine de 43 ans, à Bloomberg. Elle n’hésite pas à citer les avantages de ne pas devenir mère, comme acheter son appartement, avoir une résidence secondaire ou encore voyager autant de fois qu’on le souhaite.

Et s’il existe des inconvénients au fait d’être célibataire et sans enfants comme payer davantage d’impôts ou avoir des difficultés d’accès à un domicile, pour Anna Dickson, célibataire sans enfant de 41 ans, le choix est vite fait : "Les avantages de la parentalité ne l'emportent pas sur les inconvénients. Je préfère regretter de ne pas avoir d'enfants plutôt que de regretter d'en avoir." Un choix qui reflète un changement culturel chez la nouvelle génération. "Ce n'est pas nécessairement que les gens veulent moins d'enfants qu'avant, ou que c'est beaucoup plus cher ou long d'en avoir. C'est la façon dont ces deux choses interagissent aujourd'hui pour cette génération par rapport aux précédentes", analyse ainsi Melissa Kearney, professeur d’économie à l’Université du Maryland.

"Si vous n'avez pas d'enfants, cela peut être un choix ou non. Mais cela n'a rien à voir avec votre bonheur. Vous pouvez aussi être si heureux de suivre cette route", conclut de son côté Ahsley Marrero, qui a tout de même fait congeler ses ovocytes pour se laisser le choix.

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

 

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