Dans la grande catégorie des pathologies féminines handicapantes, on retrouve toutes les maladies directement liées au cycle hormonal, comme le syndrome des ovaires polykystiques ou l'endométriose. On estime qu'en France, une femme sur 10 est atteinte d'endométriose, un mal pas si rare donc, mais qui reste encore assez méconnu et qui est difficilement dépisté. 

De nombreux autres maux peuvent être liés directement et indirectement à l'endométriose. Selon le développement de l'endomètre hors de la cavité utérine, il peut y avoir des dérèglements plus ou moins invasifs. Cela peut aller de vives douleurs à des soucis de digestion ou des perturbations au niveau du transit intestinal.

Un risque d'AVC plus important ? 

S'ajoutent à la longue liste des maux liés à l'endométriose de nombreuses pistes de recherches et des hypothèses régulièrement actualisées. Dans une étude publiée dans le magazine Stroke en juillet 2022, on apprend que les femmes atteintes d'endométriose ont plus de chance de développer des maladies cardiovasculaires. Le risque de faire un AVC ou un infarctus du myocarde augmente de 34% sur les patientes atteintes de ce mal invisible.

Les chercheurs ont, pendant 28 ans, observé un large échantillon de femmes. Parmi elles, 200 étaient atteintes d'endométriose. Au fil des années, les chercheurs ont remarqué que ces patientes avaient un terrain plus fertile aux maladies cardiovasculaires. C'est d'autant plus inquiétant lorsque l'on sait que la prévention autour de ces maladies est moins bien faite pour les femmes et que la prise en charge des patientes d'AVC est, en moyenne, 20 minutes plus longues que pour les hommes... Une différence significative qui peut avoir un vrai impact sur l'état de la patiente.

Plus la ménopause est tard, moins les risques sont importants

En parallèle de cette constatation pour les femmes atteintes d'endométriose, les chercheurs se sont également rendu compte que les femmes qui avaient une vie reproductive plus longue avaient une diminution de risques d'accidents cardiovasculaires. À contrario, les femmes ayant une vie reproductive perturbée, une ménopause précoce ou une hystérectomie ont un terrain plus propice à toutes les complications vasculaires. Il y a donc un vrai lien entre le cycle hormonal féminin et la santé globale des femmes

Loin de vouloir provoquer un vent de panique, cette étude a pour but d'informer sur les risques et, surtout, de faire de la prévention sur l'ensemble des symptômes féminins en cas d'AVC, car ces symptômes diffèrent de ceux des hommes et restent très peu connus. Ainsi, si vous ou l'une de vos proches présentez des signes de faiblesse musculaire, de troubles du langage ou des vives douleurs au ventre, il est important de s'inquiéter et de, peut-être, prévenir les secours à titre préventif.

Les Éclaireuses

 

 

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