Ce mardi 26 mai, le Parlement a adopté définitivement la proposition de loi portant à 15 jours le congé pour le deuil d’un enfant mineur. Jusqu’à présent, ce congé n’était que de 5 jours.

La décision a été prise à l’unanimité, à main levée, ralliant tous les groupes politiques, non sans émotion.

« J'ai senti aujourd'hui sur ces bancs une profonde humanité (...) Je pense que l'on a tous laissé parler notre cœur et ça, c'est exceptionnel. J'espère qu'il y aura d'autres moments comme celui-ci que l'on partagera tous ensemble », a déclaré Guy Bricout (UDI-Agir), le député à l’origine de ce projet de loi. 

Cette proposition de loi avait pourtant longtemps fait débat ayant même créé la polémique. En effet, en janvier dernier, les députés de « La République en marche » avaient refusé de porter le congé de 5 à 12 jours ». Ce refus avait provoqué de vives réactions à tel point que le président Emmanuel Macron avait dû intervenir demandant aux députés de « faire preuve d’humanité ».

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, s’est également exprimée sur le sujet qualifiant la mort d’un enfant comme une « tragédie sans équivalent » où les familles doivent être accompagnées « le mieux possible » même si « ça ne sera jamais à la taille du drame qui est vécu ». Un sujet qui prend malheureusement une « résonnance nouvelle » en ces temps difficiles d’épidémie.  

En plus de ce congé, une allocation forfaitaire sera versée aux familles en cas de décès d’un enfant à charge. Les familles pourront continuer de toucher certaines des prestations familiales pendant quelque temps. Également, les parents endeuillés seront protégés du licenciement.

Les Éclaireuses

 

 

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