"Bienvenue à bord de ce vol à destination de… nulle part ».

En Australie, en Inde, au Japon, à Taïwan ou encore dans le sultanat de Brunei, c'est l'étonnant message que pourrait délivrer le commandant de bord à ses passagers d'un autre genre.

Prendre l’avion non pas pour voyager, mais pour se distraire, dîner et profiter des paysages ? Un concept surréaliste baptisé « flights to nowhere » et qui cartonne.

Les billets se sont arrachés en quelques minutes et plusieurs centaines de passagers ont déboursé des sommes comprises entre 485 et 2 325€ pour ces croisières aériennes d’une durée de sept heures.

Ces vols pour nulle part ravissent les grands voyageurs et voyageuses, habitués à voler plusieurs fois par mois et à qui prendre l'avion semblait a priori manquer, en raison de la pandémie de Covid-19.

« Je ne m’étais pas rendu compte à quel point les voyages et les vols m’avaient manqué, jusqu’à ce que j’entende le message du capitaine nous souhaitant la bienvenue à bord et nous rappelant les mesures de sécurité », raconte Nadzri Harif au New York Times.

Du côté des compagnies aériennes, c'est une véritable opportunité pour maintenir l'activité face à cette crise économique historique et à l’effondrement du trafic aérien tout en vendant une nouvelle expérience satisfaisante pour les plus fortunés.

Cette nouvelle mode de faire des ronds dans le ciel est toutefois vivement critiquée par les défenseurs de l'environnement, qui y voient surtout un caprice néfaste pour la planète. Avec ou sans destination, l’avion reste un moyen de transport ultra-polluant.

Les Éclaireuses

 

 

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