C’est un très beau défi que Frédéric et Edmund ont choisi de relever : ramasser de Marseille à Paris tous les masques chirurgicaux jetés par terre.

Un périple de 59 jours où l’escargot anglais et le sanglier marseillais, comme ils se surnomment, se sont attaqués à ce nouveau type de déchets qui envahit nos rues.  Chaque jour, ils parcourent une vingtaine de kilomètres et, à l’aide d’une pince télescopique ou d’une simple branche d’arbre, ramassent entre 60 à 80 masques par jour.

Le nombre de masques ramassés dépend de la fréquentation de la route. L'un des marcheurs affirme qu'"entre Cavaillon et Avignon, le chiffre est monté à plus de 250. C'est scandaleux".

Au total sur 880km, Frédéric et Edmund ont ramassé 6300 masques. Les deux marcheurs engagés pour la défense de l’environnement se livrent à France 3 : "depuis le Covid, on nous parle du monde d'avant et du monde d'après. Là, on s'aperçoit que dans le monde d'après, il y a de nouveaux déchets. Ce sont les masques chirurgicaux, jetés dans la nature, alors qu'ils sont composés de plastique. Le souci, c'est que le masque est considéré comme un mouchoir alors qu'en fait, c'est un déchet dangereux ».

Ce nouveau déchet qui peuple nos rues est un réel désastre écologique. Selon le journal de l'Organisation des Nations Unies du 29 juillet 2020, le polypropylène, matière qui les constitue, n'est pas biodégradable et continue de polluer les sols et les mers pour une durée que certains estiment à 450 ans.

Bien que l'amende pour abandon de déchet sur la voie publique soit de 135€, cela ne diminue pas le nombre de masques retrouvé par terre. Alors, pensez bien à jeter votre masque dans une poubelle et à détacher les fils afin d'éviter que des animaux marins ne s'étouffent dedans.

Enjoy, 

Les Éclaireuses

 

 
 
 
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