Depuis 15 jours, les enchères au "vaccin le plus efficace" ne cessent de grimper. Chaque laboratoire clame, haut et fort, son efficacité supérieure par rapport à la concurrence. Cette surenchère d'informations nous fait comprendre que la vaccination est le prochain cheval de bataille des gouvernements du monde entier. 

Pourtant, une récente étude révèle que seuls 4 Français sur 10 sont prêts à accepter la vaccination. La crainte d'effets secondaires et la diffusion de théories complotistes ubuesques n'ont fait qu'accroître la réticence de la population. Le gouvernement, qui prépare déjà l'après-confinement, pense aussi à l'après : comment vont se dérouler les campagnes de vaccination en France ? Quelle sera la stratégie du gouvernement ? 

Allons-nous vers une obligation de vaccination ? C'est effectivement une piste étudiée par l'État français, même si la majorité reste réticente quant à cette mesure. Le plus important, ce n'est pas d'imposer les choses, mais plutôt de communiquer correctement pour rassurer les populations. L'obligation vaccinale serait une mesure qui irait à l'encontre des libertés individuelles. Seuls les enfants, pour qui l'obligation vaccinale est déjà en vigueur pour certains vaccins, pourraient être obligés à se faire vacciner contre le coronavirus. 

Le gouvernement a d'ores et déjà fait une commande de 90 millions de doses de vaccins. L'objectif est "de vacciner très vite" pour enrayer la propagation de l'épidémie. Seront vaccinés en priorité les publics prioritaires : personnel soignant, personnes âgées, enfants ? Le gouvernement n'a, pour le moment, pas établi la liste concrète des personnes prioritaires. 

De nombreuses autres questions restent en suspend : quelle est la durée d'efficacité du vaccin, nécessitera-t-il une ordonnance, ou non, à quel prix, qui sera en mesure de vacciner ? Autant de questions qui devraient trouver des réponses dans les semaines à venir. 

Les Éclaireuses