Faudra-t-il s'habituer à vivre avec le COVID ? Sûrement.

C'est en prévision du pire que de nombreuses entreprises mettent énormément d'énergie dans la recherche de nouvelles technologies qui viendraient nous faciliter la vie au quotidien. 

Ces dernières semaines, 3 entreprises américaines ont développé des tests COVID à faire à la maison.

Leur grand avantage ? Ils sont disponibles sans prescription et permettent une gestion totale de votre dépistage. Ces tests, aux taux de précision relativement élevés, plus de 90%, sont sur le papier une très bonne idée pour responsabiliser l'ensemble de la population. Mais dans les faits, de nombreux professionnels de santé émettent quelques réticences quant à l'utilisation généralisée de ces tests. Les utilisateurs ne sont pas à l'abri d'une mauvaise utilisation ou d'une erreur de diagnostic. 

"Le danger, c'est que vous risquez d'être face à des gens qui vont se tester avant d'aller voir les proches, mais une erreur de test peut entraîner des contaminations en chaîne". Le Docteur Gary Procop, directeur médical en virologie de la clinique de Cleveland, reste très réticent à la mise à disposition de ces tests au grand public. 

De nombreuses voix s'opposent sur la question de ces tests à domicile. Pour certains, ils sont un merveilleux outil, pour d'autre, ce n'est qu'un outil de plus pour déculpabiliser la population et encourager des comportements irresponsables. 

Une autre question se pose, celle de la capacité de s'autotester. Comme pour les PCR ou les antigéniques, ces tests à faire à domicile nécessitent un prélèvement nasal. Au-delà de la délicatesse requise pour le test, il faut également avoir une certaine conscience de la profondeur pour faire un prélèvement efficace. 

Pour le moment, ces tests ne sont disponibles qu'aux USA, mais ils se pourraient bien qu'ils finissent par arriver sur notre territoire. Se posera donc la question suivante : doit-on laisser la responsabilité à chaque personne de se tester quotidiennement à domicile pour s'assurer vraiment qu'elles ne sont pas porteuses du virus ? 

Il ne reste plus qu'à espérer que les vaccinations prendront le dessus sur le virus et que, d'ici quelques mois, cette histoire de tests ne sera qu'un lointain souvenir. Le 6 janvier, le vaccin Moderna a été autorisé par l'Union européenne, une nouvelle encourageante pour la campagne vaccinale française qui gagne chaque jour en intensité. À ce jour, il y a eu, selon le ministère de la Santé, près de 19 500 personnes vaccinées. 

Les Éclaireuses

 

 

 

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