Les restaurateurs sont à bout.

Après des semaines de fermeture, une brasserie du centre-ville de Nice, le Poppies, a accueilli des clients illégalement. Un repas surveillé par la présence des policiers, près de cinquante personnes se sont attablées sur la terrasse couverte de l’établissement.

Peu de masques à l'horizon, le repas semble convivial, mais plane un air de résistance. 

Appel à la désobéissance civile

Malgré la fermeture des restaurants par les décrets anti Covid-19, le gérant Christophe Wilson prône la désobéissance civile et invite tous les restaurateurs de France à ouvrir leur établissement

Au programme des discussions, théories complotistes et volonté d'être libre. Les clients du restaurant n'ont pas peur de l'amende, Gilles déclare "si c’est le prix de la liberté, je suis prêt à l’avoir autant de fois qu’ils le veulent". Et même si les discussions ne prêtent pas à sourire, l'ambiance est chaleureuse et semble venir du temps d'avant ...

Les policiers n'ont pas employé la force

Une vingtaine de policiers ont débarqué sur place incitant à évacuer les lieux. Ils ont finalement attendu devant le restaurant sans employer la force. Les services s'enchaînent, au menu : "Gnocchis et daube de bœuf ou dahl de lentilles corail pour les végétariens". Pour soutenir le patron, une "tirelire à amendes" passe entre les tables afin de régler une potentielle amende. Alors que le restaurant est bondé, certains passants ont profité de l'initiative pour prendre une part de tiramisu.

Le gérant du Poppies voudrait déjà réitérer l'initiative mais attendra qu’on lui autorise. Il a été convoqué pour s'expliquer au commissariat central de la ville dans l’après-midi. Il a été mis en garde à vue non pas pour avoir ouvert son restaurant mais pour travailler avec un étranger en situation irrégulière. La préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé sur son compte Twitter que "les personnes identifiées qui ont pris part à ce rassemblement interdit ont été où seront toutes verbalisées".

Les Éclaireuses

Un restaurant sert illégalement ses clients /Crédit : MAXPPP - Eric Ottino
Un restaurant sert illégalement ses clients /Crédit : MAXPPP - Eric Ottino