"Chéri, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est que les porcelets sont encore castrés à vifs. La bonne, c'est que ce sera interdit dans deux ans."

Il y a trois jours à peine, dimanche dernier le 17 novembre, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a annoncé l'interdiction de la castration à vif des porcelets pour la fin 2021. 

Oui, vous avez bien lu, castration à vif. À l'approche de 2020, l'éthique et le respect du bien-être des animaux en sont encore à ce stade. Désolées de casser le mythe du jambon bien élevé, en plein air, sans antibiotiques... Certes, ces informations sont vérifiées, mais personne ne mentionne à la suite "certifié castré à vif". 

Didier Guillaume a été interrogé dans ce contexte au Grand Jury RTL-Le Figaro-TF1/LCI, dimanche dernier. Il a d'abord promis de prendre des mesures afin de protéger les animaux contre l'abandon. En effet, la France est le pays le plus concerné par l'abandon des animaux domestiques en Europe. 

Puis le ministre de l'Agriculture s'est exprimé sur la maltraitance des porcelets : "Il y a des pratiques qu’il faut faire évoluer. Les choses doivent prendre un peu de temps, ce n’est pas du jour au lendemain, mais il y a deux ou trois sujets sur lesquels le gouvernement est déterminé". Il a ajouté que "La castration des porcelets, la castration à vif, sera interdite en 2021, à la fin de l’année 2021".

Mais quelle sera donc l'alternative ? Sera-t-elle plus éthique et respectueuse envers les animaux ? Le ministre n'a pas su se prononcer clairement sur ce point. "On verra la décision qui sera prise. Mais fin d’année 2021, on arrêtera la castration des porcelets à vif, il faudra faire autre chose, il faudra une anesthésie.

Dans tous les cas, il s'agit d'une réelle avancée dans la protection et le bien-être des animaux.

Les Éclaireuses

 

 

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