Une nouvelle affaire de pédophilie éclate et la société en a le ventre retourné. Qu’il s’agisse de violences, d’agressions, de féminicides ou d’homicides, bien souvent la violence d’un événement est propice à la remise en question des sanctions. 

Pour cause, le Pérou fait partie de l’un des peuples qui se sont horrifiés du viol d’une fillette de 3 ans. Un événement qui a interpellé le président, Pedro Castillo, indigné par le sort de l’enfant aux mains d’un pédophile. 

Le 16 avril, il a annoncé qu’il était temps de prendre des mesures radicales pour lutter contre les violeurs de mineurs. Ainsi, pour le gouvernement péruvien, la castration chimique obligatoire sera imposée ! 

Une idée qui est en train d’être discutée, mais qui semble être pour le ministère péruvien des Droits de la femme et le président, une initiative favorable.

 

L’idée ? Que les pédophiles ne puissent plus faire de victimes 

Le Pérou est un pays particulièrement affecté par les viols sur mineurs. En effet, rien qu’en 2021, les autorités ont recensé 6929 cas de viols sur enfants. La dernière affaire qui a retenti et ému tout le pays a amené le gouvernement à envisager une mesure radicale : la castration chimique. Comment ça marche ? Est-ce que l’on va cou…? Non. 

En fait, il s’agit de l’administration de médicaments afin de couper ponctuellement ou de façon définitive le désir sexuel de l’individu, le rendant dans l’incapacité de procéder à un éventuel viol. 

Sous forme de piqûre ou par voie orale, les anti-androgènes (pour agir sur les hormones androgènes, responsables des montées de libido chez l’homme et la femme) vont anesthésier le désir. 

Les mineurs violeurs ne seront pas non plus épargnés au Pérou, ce sera pour eux la prison à perpétuité. Les discussions ont, en tout cas, d’ores et déjà commencé.  

Castration chimique ? Une mesure qui existe ailleurs

La Russie, la Corée du Sud, la Moldavie sont des pays qui ont adopté cette forme de sanction pour les violeurs, ce qui avait d’ailleurs été précisé par le président péruvien Pedro Castillo. Aux États-Unis, la pratique est déjà courante. Adoptée par la Californie en premier, 8 autres États l’ont suivie.

La décision de la Californie de se positionner en faveur de la castration chimique a été prise dans le cas d’une affaire de viol sur mineur âgé de 13 ans. Les juges se sont positionnés pour la castration chimique et, aujourd’hui, elle apparaît comme l’alternative qui empêche les récidives. 

De quoi, pour les pays les plus touchés comme le Pérou, l’envisager. 

Les Éclaireuses

 

 

 

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