Aujourd'hui est une triste célébration. Le 25 novembre est la journée de lutte contre les violences faites aux femmes. En France, 94 000 femmes sont chaque année victimes de viol ou de tentative de viol (source, Nous Toutes). Depuis quelques années maintenant, la parole se libère sur les questions de violences faites aux femmes. Les manifestations et les hashtags de dénonciation, comme le #DoublePeine, montrent que le suivi et la prise en charge des victimes ne sont toujours pas au niveau. 

Les associations féministes attendent des mesures gouvernementales

Les associations féministes attendent de vraies mesures de la part du gouvernement. Elles estiment que les campagnes de communications visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles sont bien souvent inutiles. Ce qui est attendu aujourd'hui, ce sont de vraies mesures et de vraies prises de position visant à pénaliser les coupables de violences. Même si depuis le début du quinquennat, de nouvelles mesures ont été prises et créées, trop de femmes meurent encore sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint.

 

Une nécessité de former les forces de l'ordre à l'accueil et à la prise en charge des victimes dans les commissariats

L'autre grande question qui demeure, c'est la prise en charge des victimes dans les commissariats. Le hashtag double peine et les milliers de témoignages reçus par Anna Toumazoff l'ont bien prouvé : il y a de vraies lacunes dans les méthodes de prise en charge des victimes (cette prise en charge varie d'ailleurs d'un commissariat à l'autre). Il est nécessaire que le gouvernement mette en place des protocoles pour que les forces de l'ordre aient conscience de la marche à suivre pour l'accueil et le suivi des victimes de violences sexuelles.

 

 

De nombreuses mobilisations partout en France

Le week-end dernier, samedi 20 novembre, près de 50 000 femmes se sont réunies pour manifester ensemble contre les violences faites aux femmes. À Paris, le cortège a été perturbé par un groupe d'hommes issus du collectif Némésis, un collectif d'extrême droite qui s'est rendu à la manifestation armé de ceintures et de barres de fer. Ces hommes n'ont d'ailleurs pas hésité à menacer directement les manifestantes, tout en vociférant des insultes sexistes... Ce n'est qu'une preuve de plus que ces manifestations contre les violences faites aux femmes sont toujours nécessaires.

 

 

Les Éclaireuses

 

 
 
 
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