Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de l'hygiène menstruelle et c'est essentiel d'en parler

Juliette Gour 28 mai 2021

À chaque jour, sa fête. Mais aujourd'hui est un jour bien particulier, celui dédié à l'hygiène menstruelle. Parce que, dans le monde, il y a encore trop de femmes et de jeunes filles qui souffrent de précarité menstruelle, voici pourquoi il est essentiel d'en parler.

Si des actions sont mises en place depuis quelque temps pour améliorer la période menstruelle des femmes - surtout de celles souffrant de précarité menstruelle - comme mettre à disposition des distributeurs gratuits de protections périodiques, certains aspects restent encore bloqués : certaines écoles restent un milieu hostile pour les personnes réglées, l'endométriose reste très difficilement dépistée et le sujet des règles est et reste tabou malgré le travail acharné d'une multitude d'acteurs pour faire évoluer les mœurs sur le sujet.

Les règles restent, aujourd'hui, en 2021, un facteur d'exclusion sociale

De nombreuses études mettent en lumière les inconvénients liés au fait d'être menstruée, des douleurs à la charge menstruelle en passant par les éventuels freins à la vie sociale liés aux maux mensuels... Selon une récente étude IFOP, 87% des femmes souhaiteraient ne plus être menstruées pour enfin échapper à toutes les contraintes liées à cette situation biologique.

Les règles, source de moquerie ? 

Toujours selon l'Ifop, 1 personne menstruée sur 3 aurait déjà subi des moqueries liées aux règles. Sans parler du fait que les règles sont souvent tournées en dérision par les personnes qui ne sont pas concernées. Pour 46% des sondés, les règles et les désagréments qui leur sont liés sont trop souvent minimisés par les personnes non concernées. On a trop longtemps relayé ça dans la catégorie "douleurs de femmes".

Le congé menstruel, encore trop rare en France, montre à quel point il y a une méconnaissance sur le sujet des douleurs liées aux menstruations et à quel point elles peuvent s'avérer handicapantes pour certaines personnes. 

Aujourd'hui, la clé est de lutter, petit à petit, au quotidien, pour lutter contre les préjugés qui entourent les règles. Peut-être qu'à force, on arrêtera de demander à une femme mal lunée "non mais tu as tes règles ou quoi" (une phrase qui, en 2021, devrait au minimum être punie de 71 heures de garde à vue).

Les Éclaireuses

 

 

Tags : règles, News, News Bien-Être, société

Juliette Gour
Chef de rubrique Bien-Être & Beauté
Amoureuse de la K-beauté, Juliette est également une experte en skincare, vous dévoilant les secrets des masques et des nouvelles routines beauté adoptées par vos stars préférées. Suivez cette passionnée polyglotte pour une aventure pleine de découvertes, de bien-être et de conseils avisés qui vous guideront vers une vie épanouissante et captivante. C'est grâce à sa licence en science du langage que Juliette manie comme personne les modes de pensées des différentes cultures, ce qui la pousse à voyager et à découvrir les diverses façons de penser qui enrichissent son approche du monde.

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