Avez-vous déjà ressenti, alors que vous étiez au travail, ce sentiment de ne pas être assez bien malgré tous les compliments qu’on vous faisait ? Ou, après avoir réussi un super projet, vous avez toujours cette impression que cette victoire ne vous appartient pas ou bien que vous n’y êtes tout simplement pour rien. Eh bien, vous êtes peut-être atteinte du syndrome de l’imposteur !
Mais alors, le syndrome de l’imposteur, qu’est-ce que c’est ? La team Healthy vous présente aujourd'hui ce syndrome appelé aussi le syndrome de l'autodidacte.

Les Éclaireuses

 

1-Un doute profond 

Découvert pour la 1ère fois par deux psychologues cliniques : Pauline Rose Clance et Suzanne Imes.
Le syndrome de l’imposteur est en fait une expérience que près de 70 % de la population expérimentera au moins une fois dans sa vie. Il correspond à un sentiment de doute profond, voire maladif, qu'une personne ressent pour ses accomplissements. Une personne atteinte attribuera son succès à de la chance, et non à son travail personnel. Vivant dans la crainte et dans le doute au quotidien, les personnes qui sont victimes de ce syndrome n’auront qu’une seule crainte : être démasquée par leurs collègues, amis, entourage, etc.

 

2-Un cercle vicieux 

Ce mécanisme peut toucher tous les domaines : professionnel, familial, amoureux ou même les hobbies. Cette expérience crée un fort sentiment de dévalorisation qui finit par se transformer en cercle vicieux. Pour compenser ce sentiment d’être en dessous des attentes des autres, les personnes atteintes vont réagir de 2 façons différentes : 

En faire toujours plus : travailler d’arrache-pied pour compenser ce sentiment de manque de compétences qui peut facilement mener à l’épuisement professionnel (burn-out).

Anticiper systématiquement l’échec : la personne se préparera à échouer et perdra toute motivation au travail, activité ou toutes autres relations. Cela l’entraînera encore plus profondément dans le cercle vicieux du syndrome : le sentiment d’imposture est suivi d'objectifs à atteindre (professionnels ou relationnels) pour compenser le surinvestissement ou la préparation à l’échec, malgré la réussite, ce qui engendre de nouveau le sentiment d’imposture et ainsi de suite pendant longtemps.

 

3-Comment reconnaître le syndrome de l’imposteur ? 

Alors qu’un de ses collègues non affectés par le syndrome saura tirer une certaine fierté de son succès, une personne atteinte du syndrome se sentira soit terriblement anxieuse, soit dépressive. Elle verra tout, que ce soit positif ou négatif, avec pessimisme.

Il y a un monde entre rester humble vis-à-vis de ses réussites et ne même pas concevoir d'en être à l'origine. Ce syndrome positionne le malade dans un état où il n'a aucune estime pour ce qu'il entreprend.

 

4-Vous pensez en être atteinte ?

Fort heureusement, la psychologue Pauline Clance a mis au point un test psychologique qui permet de savoir à quel point vous êtes touchée par le syndrome.

Pour chaque question, notez le numéro qui indique le degré de vérité de l’affirmation sous-jacente.

  

  1. J’ai souvent réussi des tests ou des tâches alors que je m’en pensais au départ incapable.

 

         1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Je peux donner l’impression que je suis plus compétent que je ne le suis réellement.

 

         1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. J’évite les évaluations si possible : je crains les évaluations des autres à mon égard.

 

         1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Quand quelqu’un me récompense pour quelque chose que j’ai accompli, j’ai peur de ne pas être à la hauteur de ses futures espérances.

 

         1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Je pense parfois que j’ai obtenu ma position actuelle parce que j’étais là au bon endroit, au bon moment.

 

         1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. J’ai peur que les personnes importantes à mes yeux découvrent que je ne suis pas aussi compétent qu’ils le pensent.

 

         1) Faux  2) Rarement 3)   Parfois    4) Souvent  5) Tout à fait vrai

 

  1. J’ai tendance à me remémorer les projets pour lesquels je n’ai pas donné le meilleur de moi-même.

 

        1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Je me lance rarement dans un projet ou une tâche même si j’en ai très envie.

 

       1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Parfois, j’ai le sentiment que mon succès est le résultat de plusieurs coïncidences.

 

      1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. C’est difficile pour moi d’accepter les compliments qui portent sur mon intelligence ou mes réussites.

 

     1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Parfois, je pense que si j’ai du succès actuellement, c’est parce que j’ai eu de la chance.

 

     1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Je pense souvent que j’aurais pu faire mieux, et de ce fait je suis déçu de mes réussites.

 

     1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Parfois, je redoute que les autres découvrent mes lacunes.

 

     1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. J’ai souvent peur d’échouer dans une nouvelle tâche qui m’est confiée.

 

     1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Je pense souvent que je n’arriverai pas à reconnaître le succès dans un autre projet.

 

      1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Si je reçois des félicitations et de la reconnaissance pour quelque chose que j’ai accompli, j’ai tendance à minimiser l’importance de ce que j’ai fait.

 

       1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Je compare souvent mes capacités à celles des personnes qui m’entourent et je pense qu’ils sont peut-être plus intelligents que moi.

 

       1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Je m’inquiète souvent de ne pas réussir alors même que tout le monde sait que je vais briller.

 

     1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

  1. Lorsque je m’apprête à recevoir une promotion, j’attends le dernier moment pour l’annoncer, au cas où cela ne se fait finalement pas.

 

      1) Faux  2) Rarement  3)  Parfois    4) Souvent  5) Tout à fait vrai

 

  1. Je me sens découragé si je ne suis pas « le meilleur » dans les situations qui impliquent le fait de réussir.

 

      1) Faux 2) Rarement  3)   Parfois   4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

 

Additionnez les nombres associés à vos réponses.

 

Si le score est inférieur à 40, vous n’avez que quelques caractéristiques de l’imposteur.

 

Si le score se situe entre 40 et 60, vous expérimentez assez souvent le syndrome de l’imposteur.

 

Si le score est supérieur à 60, le syndrome de l’imposteur interfère fréquemment avec votre vie : il est fort possible que vous en souffriez mentalement et physiquement.

  

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