Nous sommes en plein dans la saison des figues, ce fruit délicieux que l’on peut à la fois mêler au sucré et au salé sans difficulté !

Enfin fruit, pas tout à fait… Si l’on se place d’un point de vue botanique, il s’agit en réalité d’une inflorescence, en forme de réceptacle charnu, qui renferme des centaines de minuscules fleurs croquantes et qui est comestible, seulement à maturité.

Mais ce n’est pas tout. Dans le cycle naturel de cette « fleur inversée », saviez-vous qu’un insecte est directement impliqué ? En effet lorsqu’elles éclosent, les fleurs du figuier dépendent d'un processus spécifique pour la pollinisation : elles ne peuvent dépendre ni du vent ni des abeilles pour répandre leur pollen.

C’est à ce moment précis qu’intervient... la guêpe du figuier. Sans elle, la figue n’a aucune chance de survie et réciproquement puisque c’est dans la figue que la guêpe dépose ses larves. Un phénomène baptisé le mutualisme.

Pour comprendre, il est également important de savoir qu’il existe deux types de figues : la figue mâle et la figue femelle. La guêpe du figuier, elle, ne dépose ses œufs que dans la figue mâle dont la forme particulière facilite l'accueil de la guêpe. Mais lorsque la guêpe pénètre dans le fruit, celle-ci se brise les ailes et les antennes. Résultat des courses ? Elle ne peut plus ressortir et meurt.

Ainsi, techniquement, on avale une guêpe quand on mange une figue, enfin du moins ce qu’il en reste puisque le figuier produit alors une enzyme nommée ficine, qui permet de dégrader le corps de la guêpe et de le transformer en protéines. « Eh oui, Jamy ! »

Concernant les larves de la guêpe, elles finissent par naître mais n’ont pas d’ailes et ont pour unique but de s'accoupler avec les femelles (leurs sœurs) puis de creuser un tunnel pour qu'elles puissent sortir de la figue avec le pollen, quand à eux, ils finissent par mourir dans le fruit. Une fois les femelles sorties, elles entrent dans une nouvelle figue pour y pondre des œufs à leur tour, reproduisant ainsi ce cycle sans fin !

Une petite figue ?

Enjoy,

Les Éclaireuses