Est-ce qu'il ne faudrait pas, finalement, cancel la quasi-totalité des séries qui ont rythmé notre adolescence ? Malgré notre attachement à ces séries (comme à un vieux doudou), nous sommes obligées de l'admettre : elles étaient bourrées de clichés et de stéréotypes de genre. Si heureusement il y a quelques exceptions, la grande majorité des séries auxquelles on a été biberonnées sont problématiques et ça concerne autant les personnages féminins que masculins.

C'est peut-être même à cause de ces séries qu'on se retrouve à avoir une vie sentimentale un peu bancale, ponctuée de caprices sans queue ni tête et de partenaires passablement toxiques. Il est temps de remettre les pendules à l'heure et de pointer du doigt ces personnages masculins qui nous ont - sans même le savoir - un peu gâché nos vies. 

Nous avons sélectionné la crème de la crème des personnages masculins toxiques pour les passer à la loupe. Préparez-vous au massacre. 

Les Éclaireuses 

Chuck Bass, peut-être le plus problématique de tous

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Par où commencer ? S'il est vrai que Chuck Bass a, pour beaucoup, hanté nos nuits d'adolescente, il n'en reste pas moins un personnage très (très) problématique et toxique. Dès le premier épisode, on peut se faire une vague idée du personnage : entre les différentes tentatives de viol (sur Serena puis sur Jenny) et ses penchants naturels qui font de lui un red flag ambulant, avec le recul, on ne comprend pas trop ce qui a pu faire craquer Blair (surtout qu'il l'a échangée contre un hôtel, ne l'oublions pas).

Le vrai (et seul) gentil dans "Gossip Girl", c'est Nate, qui est le nice guy par excellence, mais tellement plat qu'il n'a pas su trouver les faveurs du public. Et même si Chuck représente la figure du bad guy idéalisée, ce n'est pas pour autant qu'il ne mérite pas d'être cancel.

Mister Big, dans "Sex and the City"

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S'il est vrai que le personnage de Carrie est une figure féminine problématique, celui de son époux (attention, spoil) l'est tout autant. Avant de se ranger bien gentiment dans un appartement à Manhattan, Mister Big en a fait voir des vertes et des pas mûres à Carrie (et sûrement à toutes les femmes qu'il a fréquentées). Ce n'est ni plus ni moins qu'un manipulateur, passé maître dans l'art du ghosting et du cookie jarring. Ce qu'il veut, il le prend, et ce, lorsque ça lui chante. Jamais il ne pense aux répercussions que cela peut avoir sur Carrie, que ce soit lorsqu'il part s'installer en Californie ou lorsqu'il décide de ne pas se présenter à son propre mariage. Finalement Big, ce n'est rien de plus qu'un homme narcissique avec un ego surdimensionné. Et même si récemment le personnage nous a fait pleurer toutes les larmes de notre corps, il n'en reste pas moins un homme peu fréquentable, qu'on ne présenterait même pas à notre pire ennemie (quoique).

Damon Salvatore, le méchant vampire (vraiment très méchant)

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Les histoires de vampires, ça fait toujours débat. Pour "Twilight", il y avait la team Edouard et la team Jacob. Pour "Vampire Diaries", il y avait la team Stefen et la team Damon. Et,si Ian Somerhalder séduisait par sa plastique (quasi parfaite), son personnage n'en reste pas moins l'archétype de la masculinité toxique par excellence doublée d'un vrai méchant. Il ne faut pas oublier que c'est lui qui a tué tous les proches d'Elena et que son seul désir, c'est de libérer Catherine pour avoir une femme à ses côtés. Il ne pense qu'à son plaisir personnel sans se soucier des conséquences. Si Elena finit par oublier que le garçon a sauvagement croqué tous ses proches, nous, on n'a pas oublié, et ce, malgré son regard hypnotique. Pour faire simple, Damon Salvatore représente tout ce qu'il faut éviter de retrouver chez un garçon (sauf pour les abdos et le sourire narquois, ça, ça passe).

Ross Geller, le petit ami tout sauf parfait

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Sur le papier, Ross semble cocher toutes les cases : il est sympa, intelligent, drôle, plutôt mignon... Sauf qu'en creusant un peu, on lui trouve rapidement des défauts, comme le fait de tourner en dérision le manque de culture de sa petite amie ou encore de ne jamais prendre en considération les envies de cette dernière. S'il est vrai que Ross n'est pas "aussi" problématique que Chuck Bass, il n'en reste pas moins un personnage qui continue à diffuser une certaine idée de la misogynie normée. En même temps, Ross n'est pas la seule chose problématique dans "Friends", mais il est important de souligner que cet homme n'a rien à faire du côté des petits amis parfaits.

Ted Mosby, l'homme qui essaie de changer les femmes

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Dans la lignée des sitcoms populaires, il y a évidemment "How I Met Your Mother". Dans cette série, on pourrait penser qu'il n'y a qu'un seul personnage masculin problématique - à savoir Barney. Mais Ted fait tout autant grincer des dents. C'est un personnage égoïste qui s'évertue à penser que si ses relations ne fonctionnent pas, c'est la faute de ses partenaires. En réalité, c'est lui le problème et cela vient surtout du fait qu'il essaie toujours de faire changer ses petites copines : il demandera à Robin de se séparer de ses chiens, demandera à Stella de déménager... Tout au long de la série, il ne fait que répéter des schémas assez classiques dans les relations toxiques. On peut également évoquer la fameuse technique du "mec à poil" qui n'est ni plus ni moins qu'une forme d'agression sexuelle. Ted est comme Ross, c'est un homme toxique déguisé en nice guy et il est important de ne pas l'oublier.

Howard Wolowitz, le geek pas si gentil que ça

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S'il est vrai que la série ne s'est pas réellement évertuée à cacher le fait que le personnage d'Howard était un poil clivant, il est important de rappeler que les personnages toxiques ne sont pas que des hommes en costard et que le petit geek peut aussi être misogyne. Howard est le parfait exemple. Entre son utilisation douteuse de la technologie pour espionner les femmes, ses remarques sexistes ou racistes et le fait qu'il laisse toute la gestion de sa petite famille à son épouse Bernadette (bonjour la charge mentale), il est évident qu'Howard est un homme tout sauf fréquentable, malgré son humour décadent.

 

Tags : série, société, féminisme