Tapez 1 pour "vivre", tapez 2 pour "mourir", c'est le principe du jeu de télé-réalité auquel plus de 20 millions de téléspectateurs n'hésitent pas à voter.

Cela peut sembler très effrayant mais c'est bel et bien le principe d'une véritable télé-réalité iranienne. Devant son poste de télé, entre deux pages de pubs, le public vote en ligne alors que la famille de la victime doit exprimer clairement la sentence qu'elle veut obtenir pour l'accusé. Dans un pays où la peine de mort est légale, une personne qui a commis un crime peut finir par passer dans cet émission de télé-réalité.

Bouleversé par ce que son pays peut produire, le réalisateur iranien Massoud Bakhshi a décidé d'en faire un film nommé "Yalda, la nuit du pardon" qui sortira au cinéma le 7 octobre. Dans ce film, il dénonce le système juridique du pays, qui repose sur le pardon ou la mise à mort, qu'il juge trop médiatisés au sein de son pays.

C'est à l'aide du cinéma qu'il réussit à passer son message, en illustrant dans son film une jeune femme, Maryam, 22 ans, qui a été condamnée à mort pour avoir tué accidentellement son mari. La famille de la victime peut alors décider d'épargner sa vie en la pardonnant et recevoir l'argent du sang (une compensation financière) ou non, selon la loi iranienne. Cependant, Maryam est issue d'une famille pauvre et son destin est entre les mains de la justice.

Ce film, très poignant, retraçant des faits réels similaires, jette une lumière sur les différentes façons que possède la justice pour procéder à un jugement mais notamment sur les traditions patriarcales qui peuvent être cruelles. 

Enjoy,

Les Éclaireuses