S'il y a des choses qui ne changent pas (comme l'âge de Michel Drucker), d'autres, au contraire, ont connu pléthores de modifications ces dernières années. Dans les sujets majeurs qui sont touchés par l’évolution depuis quelque temps, il y a toutes les questions liées à la sexualité. Avec la libération de la parole apportée par les réseaux sociaux, de nombreuses personnes ont élargi leurs champs d'horizon et se sont (re)découvertes sous un nouveau jour.

Si communément on parle de LGBTQIA+ pour qualifier tous les termes liés à la sexualité, il y en a en réalité beaucoup plus (et c'est merveilleux). Si les changements avaient commencé à se mettre en place chez les millenials, le vrai point de rupture (et de renouveau) est arrivé avec la génération Z, cette génération post 2000, qui a grandi avec les réseaux sociaux et l'hypercorrection.

On pensait que les millenials étaient des marginaux, en opposition totale avec les générations précédentes, mais la "Gen Z" a encore apporté une nouvelle dynamique à de nombreux courants de pensée. Cette génération du deuxième millénaire aime changer les règles et aspire à un monde meilleur, plus inclusif et sans barrières.

En 2020, Vice publiait une large enquête sur les habitudes des Gen Z. Sur toutes les questions qui concernent la sexualité, les réponses retranscrivent un véritable esprit d'ouverture, loin des conventions hétéronormées usuelles. Comment arrivent-ils à se définir ? Facile, l'information vient à eux directement depuis les réseaux sociaux. Là où les générations antérieures n'avaient que la télé ou les bouquins, les Gen Z ont un smartphone greffé H24 à la main et des comptes sur Twitter, Instagram ou TikTok. Sur chaque réseau, les sujets concernant la sexualité, l'éducation sexuelle ou encore la qualification d'identité sont abordés de façon quotidienne. Les nouvelles générations captent ces sujets, les ingèrent et les appliquent à leur cas personnel.

Ainsi, 41% des Gen Z pensent que la notion de genre est obsolète et pense même que d'ici 10 ans, on ne qualifiera plus les humains en fonction de leur genre anatomique. S'il y a de nombreuses données intéressantes sur la société et la perception de l'humain en fonction des normes sociétales, une donnée semble avoir plus de poids que les autres : 48% des Gen Z ne se considèrent pas comme hétérosexuel. Il serait faux de penser que s'ils ne sont pas hétérosexuels, c'est qu'ils sont homosexuels. Les termes concernant l'amour et l'attirance sont bien plus riches que cela...

La preuve par 10.

Enjoy, 

Les Éclaireuses

 

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1) L'asexualité ou l'absence de désir

L'asexualité désigne les personnes qui ne ressentent aucun désir sexuel, quelle que soit la situation. Si pour certains, le sexe est une notion quasi vitale, pour les personnes asexuelles, ce n'est ni essentiel ni nécessaire. Pas question de parler de frustration, c'est juste un désintérêt total envers les relations sexuelles. Cela ne veut pas pour autant dire qu'ils rejettent également toute forme d'amour. Certains asexuels peuvent adorer le romantisme ou les gestes tendres, mais ils ne se forceront jamais à avoir une relation sexuelle, tout simplement parce qu'ils n’en ont aucunement envie. 

 

2) L'aromantisme, ceux qui restent de marbre devant Orgueil et Préjugé

Cette fois-ci, ce n'est pas l'absence de sexualité qui est concernée mais l'absence de sentiment amoureux. Les aromantiques ne ressentent pas l'attraction romantique envers leurs pairs - ils n'ont d'ailleurs aucunement envie de vivre l'expérience du romantisme. En revanche, ils peuvent ressentir une profonde connexion avec une personne, mais ce ne sera jamais vraiment de l'amour, juste un lien un peu inqualifiable. Encore une fois, il n'est pas question de frustration, mais bel et bien d'absence de ressenti. Ils n'ont pas besoin que leur vie soit guidée par la recherche de l'amour pour se sentir exister.

 

3) Les demisexuels et demiromantiques, ceux qui coupent la poire en deux

Ces deux catégories ne sont pas aussi hermétiques à l'amour et aux relations charnelles que les asexuels et les aromantiques, ils peuvent ressentir ce type d'attraction ou de sentiments. En revanche, il est nécessaire pour eux de créer, en amont, une véritable connexion avec la personne avant de se jeter à l'eau. Les envies et les sentiments ne jailliront donc jamais sur un coup de tête et avec un inconnu, ils ont un réel besoin de vraiment connaître la personne en face pour accepter de partager un moment intime ou des sentiments avec elle.

 

 

4) Les quoiromantiques, ceux qui ne savent vraiment pas

On peut également les appeler, affectivement, les WTFromantiques. Ce sont ceux qui ne sont jamais certains de leurs sentiments et qui ne savent pas faire la différence entre les sentiments qu'ils ressentent. Qu'est-ce qui différencie finalement l'attraction de l'amour ? Difficile de savoir en temps réel et encore plus pour les quoiromantiques. 

 

5) L'intersexualité, ceux qui ne veulent pas qu'on les qualifie par un genre

L'intersexualité concerne les gens qui sont nés avec des caractéristiques physiques propres à un genre mais qui ne se considèrent pas comme appartenant à ce genre qu'on leur a attribué à la naissance. Typiquement, ces gens dissocient complètement l'aspect biologique et l'aspect psychologique dans la gentrification. Indépendamment de l'intersexualité, ces personnes peuvent être bisexuelles, hétérosexuelles, homosexuelles queers...

 

6) La non-binarité, ceux qui ont dit non au choix d'un genre

C'est peut-être l'un des termes les plus mystérieux pour les aînés. La non-binarité repose sur la question des genres (à savoir masculin ou féminin). Les non-binaires ont fait le choix de ne pas se qualifier en fonction d'un genre. Iels peuvent se sentir à la fois masculin et féminin ou ni l'un ni l'autre. Ainsi, iels rejettent totalement toutes les formes de gentrification ou d'association à un genre en particulier. Iels n'utilisent d'ailleurs que les pronoms personnels neutres pour parler ou pour se qualifier.

 

 

7) Les skoliosexuels, ceux qui ont des goûts très spécifique 

 Dans la série des catégories spécifiques, celle-ci ne fait pas exception. Les skoliosexuels sont les gens qui se disent attirés par les personnes non-binaires, trans ou genderqueer (soit au-delà de la binarité de genre). Pourquoi ? Parce que souvent, les personnes qui se qualifient autrement qu’hétérosexuelles ont une exploration et une connaissance plus profonde de leur identité, ils sont aussi potentiellement plus ouverts d'esprits et enclins à la découverte de l'autre.

 

8) Les monosexuels, ceux qui ne sont attirés que par un seul genre

À la différence des bisexuels et les pansexuels, les monosexuels sont des personnes qui ne sont attirées que par un seul genre de personne, c'est généralement le cas chez les hétérosexuels. On considérera généralement que ces personnes sont attirées par les personnes du genre "opposé". C'est donc une notion qui est valable pour les cisgenres. Dans certains cas, le monosexuel peut aussi être lesbien ou gay.

 

9) Le pansexuel, celui qui est attiré par une personne et non une étiquette

La pansexualité concerne les personnes qui ressentent de l'attraction physique pour l'ensemble des autres humains, sans question d'étiquette ni de genre. Pour les pansexuels, il n'est question que de feeling et de connexion entre les humains. Ils vont, bien sûr, avoir des préférences, mais ne s'arrêteront jamais à une question de qualification genrée.

 

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10) Les queers, un terme générique

Si on a longtemps utilisé le mot queer pour désigner les personnes un peu étranges ou en marge de la normalité, le mot est aujourd'hui devenu une façon de s'identifier. Le queer est celui qui ne se considère pas comme cisgenre ou hétérosexuel. En somme, c'est un terme qui permet de regrouper tous les LGBTQIA+ sous un seul et même drapeau. 

 

 

 

 

Tags : sexe, société