"La vie, c'est grandir, apprendre, vivre, s'aimer, faire des enfants et mourir". Si tous les contes de fées finissent par "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", certain.e.s ont fait le choix de zapper la case marmaille pour simplement vivre heureux.ses. Non pas que les enfants soient synonymes de malheur, loin de là, mais ce n'est plus une case obligatoire pour l'épanouissement, et heureusement. 

Longtemps, il y a eu une nécessité de se reproduire. Une pression insidieuse pèse sur les femmes depuis des siècles, leur faisant comprendre que c'est "leur rôle" de faire des enfants. Certains le cachent derrière le mythe de "l'instinct maternel" pendant que d'autres accusent les femmes nullipares "d'égoïstes" car elles ne pensent pas à toutes celles qui sont malheureuses comme les pierres de ne pas pouvoir donner la vie. 

Pourtant, aujourd'hui, pour de plus en plus de personnes, hommes et femmes confondus, la case parentalité n'est plus une obligation. Selon une étude de Science & Vie, en 2021, 6,3% des Français et 4,3% des Françaises admettent ne pas vouloir d'enfants. Ils sont certes minoritaires, mais leur voix a le bénéfice d'exister. Le plus dur quand on ne veut pas d'enfants, c'est d'oser le dire. Bien souvent, les gens qui n'ont pas le désir de parentalité se prennent une salve de critiques et d'injonctions quand ils font part de leur volonté. Comme si le fait de ne pas se reproduire était un affront ultime. Sauf que, dans cette histoire, l'avis des autres compte finalement peu. Le plus important, ça reste le ressenti des personnes qui ont fait ce choix et non l'avis d'une tierce personne. 

Nous avons donné la parole à 7 personnes qui ont fait le choix de ne pas avoir d'enfants. Leurs motivations sont toutes personnelles et n'engagent qu'elles. Aujourd'hui, c'est à elles de nous raconter leur histoire. 

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

Caroline, 22 ans : "Je n’ai pas ce besoin d’avoir des enfants, je veux vivre ma vie autrement"

-

"J’ai 22 ans et je ne veux pas avoir d’enfants. Je sais que pour certaines personnes - dont ma famille -, c’est beaucoup trop tôt pour décider de ne pas vouloir d’enfants, qu’avec le temps, je changerais d’avis, mais je sais qu’au plus profond de moi, je ne suis pas faite pour être mère. Je n’ai jamais ressenti de connexion avec les enfants, je suis mal à l’aise auprès d’eux, et je ne m’imagine pas du tout entourée par eux plus tard. Je ne me suis donc jamais vraiment posé la question si j’en voulais ou pas, ça a toujours été une affirmation pour moi.

Je n’ai pas "d’instinct maternel", je n’ai pas ce besoin d’avoir des enfants, je veux vivre ma vie autrement.  Ce n’est pas parce que je PEUX être mère que je VEUX l’être, et je pense qu’aujourd’hui, il serait enfin temps de démocratiser ça. 

Quand j’en parle autour de moi, j’ai souvent les mêmes réactions (surtout venant de la part de femmes). Toujours ce jugement, comme si c’était une mauvaise chose de ne pas vouloir des enfants. Mais pourquoi ça serait une mauvaise chose ? Est-ce qu’au final ce ne serait pas mieux que je n’ai pas d’enfants plutôt que de me forcer à en faire pour au final ne pas les aimer et les traumatiser ? Je ne juge pas une femme qui veut des enfants, alors pourquoi me juger si je n’en veux pas ?

Chacune fait ce qu’elle veut de son corps, de sa vie. Il s’agit simplement de deux modes de vie différents, tout aussi légitimes l’un que l'autre. J’ai du mal à m’exprimer, mais si je peux vous recommander une lecture pour mieux comprendre mon point de vue, c’est bien "Sorcières, la puissance invaincue des femmes" de Mona Chollet, surtout son passage sur les femmes qui ne veulent pas d’enfants. L’autrice analyse les motifs, tellement divers, qui ont pu motiver et motivent encore certaines femmes à résister, d'une certaine manière, à ce que la société attend d'elles : devenir mères."

 

Emma, 30 ans : "Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours su que je ne voulais pas avoir d'enfants."

-

"Quand je le disais à ma mère, elle me répondait : «Tu dis ça parce que tu es petite, tu verras quand tu seras adolescente.». Adolescente, je n'avais pas changé d'avis, je dirais même que ce désir de ne pas en avoir était encore plus fort. Quand je répétais à ma mère que je n'en voulais toujours pas, elle me répondait : « Tu verras quand tu seras adulte et que tu auras un petit ami...»

À 17 ans, j'ai rencontré celui qui est aujourd'hui mon mari. Nous n'avions jamais parlé de ce sujet jusqu'à ce que j'apprenne, à 21 ans, que j'étais enceinte. Nous avons alors eu la discussion la plus importante de notre vie. Il ne voulait pas d'enfants et je n'avais toujours pas changé d'avis. Lui n'en voulait pas car il ne se sentait pas prêt (il avait 24 ans), trouvait que notre situation n'était pas assez stable, financièrement parlant (même si nous avions tous deux un emploi), et pensait que ce n'était pas le moment pour en avoir un (au niveau de ce qui se passait dans le monde). Je partageais totalement son point de vue. Le choix était difficile car je me suis demandé quel genre de personne je ne serais pour enlever la vie de quelqu'un. Nous avons pris la décision de ne pas poursuivre cette grossesse.

Je ne regrette pas ce choix, j'y pense parfois, à quoi il ou elle aurait pu ressembler ou quel genre de personne il ou elle aurait pu devenir... Mais mon désir de ne pas avoir d'enfant n'est pas lié à un acte égoïste - quand bien même j'en aurais le droit - mais plutôt la réflexion d'une vie. Si on devait donner une note à l'humanité en prenant en compte, les valeurs, la gentillesse, l'ouverture d'esprit... Et j'en passe, on redoublerait éternellement. Je trouve qu'il y a bien plus de méchanceté que de bienveillance en ce monde et jamais je n'ai eu envie d'avoir un enfant dans ces conditions. Il y a une dernière raison à mon désir de ne pas avoir d'enfants : c'est l'accouchement ! Toutes ces violences gynécologiques, les phrases horribles, qu'on ne prenne pas en considération tes besoins à ce moment-là . Je m'en voudrais éternellement si, suite à un tel traumatisme, j'en veux à mon enfant de m'avoir fait subir ça...

Ma famille ne comprend pas mon choix, tout comme la mère de mon mari d'ailleurs. Cependant, mes amis (même ceux qui ont des enfants) le comprennent très bien. J'aimerais que les mentalités changent à propos du désir de ne pas vouloir d'enfants. On ne juge pas ceux qui en ont, et puis surtout, peut-être que certaines personnes changeraient d'avis si le monde changeait lui aussi et que si chaque personne apprenait juste à respecter la décision d'autrui - sans jugement ni commérage - ce serait déjà un petit pas de plus vers un monde meilleur."

 

 

Fanny, 26 ans : "Un enfant, ça coûte cher"

-

 
"Je crois que j'ai toujours su que je ne voulais pas d'enfants. Ça ne m'a jamais réellement attiré. Quand on était ado, on s'imaginait des vies de rêve avec mes copines. Elles, elles rêvaient d'être mariées avec plein d'enfants, mais pas moi. Je voulais avoir une maison, un chien, mais je n'ai jamais rêvé d'une grande tribu d'enfants. Au fil des années, ma décision n'a pas changé. La maternité ne m'attire toujours pas.

Beaucoup de facteurs ont motivé ce choix, mais le premier, c'est l'indépendance. Je vois la maternité comme une contrainte. C'est bien sûr une opinion qui n'engage que moi. Je veux être libre de choisir l'heure à laquelle je vais me coucher, libre de pouvoir faire la grasse-matinée le dimanche, libre de sortir où je veux, quand je veux, libre de voyager, de m'accomplir professionnellement...

Ensuite, je n'ai pas envie de voir mon corps changer. J'ai déjà beaucoup de mal à m'assumer comme je suis, je n'ai pas envie d'ajouter les stigmates d'une grossesse. Ce n'est pas pour autant que je ne trouve pas les femmes enceintes belles et rayonnantes, ce n'est juste pas pour moi. Enfin, il y a des motivations beaucoup plus prosaïques : le réchauffement climatique, la surpopulation, le terrorisme, les pandémies... On ne sait pas à quoi ressemblera la terre dans 30 ans et je ne souhaite pas laisser un enfant grandir dans un monde aussi incertain.

Il y a aussi l'aspect financier qui n'est pas négligeable. Un enfant, ça coûte cher. C'est difficile aujourd'hui d'élever des enfants dans de bonnes conditions et je n'ai pas envie de m'engager sur ce terrain.

Dans mon entourage, que ce soit ma famille ou mes proches, tout le monde a accepté, sans me juger, ma décision. Mon conjoint, avec qui je suis depuis 10 ans, l'accepte aussi, mais avec plus de retenue. Je sais qu'il aimerait avoir des enfants un jour, mais pour le moment, la question ne se pose pas. Les remarques les plus dures, ce sont souvent les gens qui ne me connaissent pas et qui découvrent ma décision. Sur la question de la parentalité, étrangement, je trouve que les hommes sont plus ouverts d'esprit que les femmes. J'ai eu droit aux classiques "t'es jeune, tu vas changer d'avis" ou encore "tu sais, tu finiras par regretter". Le mieux reste encore de ne pas les écouter et de continuer à avancer. Tout ce qui compte au final, c'est que moi, je sois sûre de ma décision."
 
 
Retrouvez le meilleur de la mode dans votre boite mail
 
  

Marie, 28 ans : "Je reste souvent choquée des remarques que peuvent se prendre encore les femmes en 2021"

-

 
"C'est à 12 ans que je me suis imaginée pour la première fois avoir une vie sans enfant. Ce que je voulais, moi, c'était d'être une femme libre et indépendante. J'ai eu ce déclic jeune à cause d'un quotidien un peu tumultueux... J'ai entamé ma puberté à 10 ans, c'est ce déclic qui m'a poussé à me poser des questions très rapidement.

Je pense que ma décision a été influencée par les nombreux voyages que j'ai faits avec ma famille. Derrière les paysages de carte postale, on découvre aussi la pauvreté, l'absence d'éducation, des conditions sanitaires déplorables et bien d'autres inégalités. Dès lors, je ne me suis pas vu créer la vie, mais plutôt l'accompagner. Pourquoi donner naissance alors qu'il y a des milliers d'enfants sur terre qui ne demandent qu'à être aimés ? J'ai toujours été soutenu par mes proches, ma maman m'a toujours dit de faire mes propres choix, qu'il était important de ne pas me faire influencer. Aujourd'hui, elle me soutient toujours dans ma démarche, tout comme mon frère qui souhaite aussi adopter en plus d'avoir des enfants "biologiques".

Pour mon conjoint, avec qui je suis depuis mes 18 ans, l'idée a eu plus de mal à s'installer. Très tôt, dans notre relation, je lui ai dit que je ne souhaitais pas avoir d'enfants et que j'envisageais de me faire ligaturer les trompes. Pendant près de 10 ans, j'ai essayé de me faire opérer, en vain. Mais, en 2020, j'ai réussi à obtenir l'aval d'un médecin pour mon opération. C'est à ce moment-là que mon conjoint s'est rendu compte que c'était un vrai projet. Il m'a tout de même demandé de congeler des ovocytes "au cas où". Malgré ses réticences, il m'a soutenue le jour de l'opération et j'ai finalement pu mener à terme ma stérilisation.

Aujourd'hui, je n'ai aucun regret et je reste toujours sûre d'avoir fait le bon choix, j'ai l'impression d'avoir acquis une nouvelle liberté. Je n'ai plus le risque de tomber enceinte et c'est un réel soulagement pour moi. Et même si je suis toujours confrontée à des remarques, les mêmes depuis mon adolescence, je pense qu'il est important d'en parler pour dédramatiser le sujet et de briser cette idée reçue du "une femme a BESOIN d'avoir un enfant". Je reste souvent choquée des remarques que peuvent se prendre encore les femmes en 2021 et de la pression qu'on peut nous imposer sur la nécessité de procréer. Il est temps que ça s'arrête !
 
 

Victoria, 28 ans : "Je suis très sensible à la cause environnementale et j'ai conscience de l'impact écologique que nous et nos enfants pouvons avoir sur la planète"

-

 
"J'avais 18 ans quand j'ai réalisé que je ne voulais pas d'enfants. C'est directement lié au fait que j'ai compris, à cet âge-là, tout ce qu'il se cachait derrière la jolie vitrine de "avoir un enfant". S'ajoutent à ça de nombreux facteurs qui n'ont fait que s'intensifier avec le temps. J'ai toujours eu beaucoup de projets et notamment des voyages. Je ne voulais pas rester bloquée quelque part ou avec le même compagnon "à cause" d'un enfant. L'idée d'être liée à une situation où une personne m'effraie beaucoup. S'ajoute à ça un aspect financier évident. J'ai conscience que si j'ai un enfant, je vais devoir me priver pour l'élever dans de bonnes conditions.

Une autre raison qui pèse lourd dans la balance, c'est l'aspect écologique. Je suis très sensible à la cause environnementale et j'ai conscience de l'impact écologique que nous et nos enfants pouvons avoir sur la planète. Faire des enfants, c'est prendre la responsabilité d'engendrer toujours plus de déchets et de pollution. Le monde va déjà trop mal pour ajouter une source de problème supplémentaire.

Dans l'ensemble des facteurs qui m'ont poussée vers cette décision, beaucoup sont liés à des observations personnelles ou à des constats sur notre société. Comme le fait que des femmes font des enfants pour se "garantir" un amour inconditionnel de la part de l'enfant jusqu'à la fin de leur vie. Ou encore le fait que je n'ai jamais rencontré personne sans névroses ni blessures liées à l'enfance, c'est aussi là qu'on se rend compte que ce n'est pas donné à tout le monde de savoir élever un enfant dans un environnement stable et équilibré.

J'ai de la chance, personne dans mon entourage n'a remis en question ma décision, ni ma famille, ni mes partenaires. Certains m'ont même avoué être "jaloux" de ma décision et qu'ils enviaient ma liberté. Le plus drôle, c'est que ces remarques viennent souvent de parents. Je n'ai jamais eu à regretter ma décision, car je sais que j'ai fait le bon choix, il y a trop d'arguments qui structurent ma réflexion pour que je puisse un jour penser m'être trompée de route."
 
 

Bénédicte, 34 ans : "Aujourd'hui, j'ai entamé les démarches pour me faire ligaturer les trompes."

-

 
"Avec du recul, je pense que j'ai toujours su que je ne voulais pas d'enfants. Petite, quand je jouais avec une poupée, je l'imaginais comme ma meilleure amie ou ma sœur, mais jamais comme "mon bébé". J'ai commencé à exprimer mon choix de ne pas vouloir d'enfants à mes 18 ans. En revanche, j'avais pour projet de devenir famille d'accueil et d'offrir un foyer à des enfants qui n'avaient pas la chance d'en avoir un.

Quand j'ai pris conscience de l'hostilité de notre société, de la difficulté de trouver un emploi, des problèmes géopolitiques, écologiques, de voir les crises s'enchaîner... Tout ça m'a confortée dans ma décision et m'a fait comprendre que j'avais fait le bon choix. La pandémie que nous vivons n'a fait qu'ajouter une couche supplémentaire. Elle nous a prouvé que tout pouvait s'arrêter du jour au lendemain et que tout était finalement très éphémère. J'ai de la chance, ma famille m'a toujours soutenue dans ma décision, mes proches ont compris mon choix, qui est finalement très personnel. La plupart des réflexions viennent des personnes qui ne me connaissent pas ou peu. Ce sont toujours les mêmes remarques qui reviennent "oh mais tu es jeune", "tu changeras d'avis"... Le discours habituel.

Quant à mon conjoint, bien qu'il ait une conception plutôt traditionnelle de la vie, à savoir, s'aimer, s'installer ensemble et faire un bébé, il a totalement accepté ma décision. Quand je lui ai parlé de mes opinions, il m'a simplement répondu "alors nous n'aurons pas d'enfants, moi, ce que je veux, c'est être avec toi". Nous sommes ensemble depuis presque 12 ans et nous n'avons jamais regretté notre choix d'être "juste" tous les deux.

Aujourd'hui, j'ai entamé les démarches pour me faire ligaturer les trompes. Dans quelques semaines, après un délai de réflexion obligatoire pour ce type d'opération, une date me sera (enfin) transmise par le chirurgien."
 
 
 
 

Manon, 27 ans : "Je ne vois pas pourquoi moi, je devrais assouvir les désirs de maternité d'une autre. Par solidarité ?"

-

 
"J'ai 27 ans et, d'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu envie d'avoir un enfant. C'était une certitude pour moi, dès mon plus jeune âge, une petite voix qui me disait que non, je n'aurais jamais d'enfants.

Comme pour toutes les femmes qui font ce choix, on m'a sorti les arguments habituels : "tu verras en grandissant, les hormones feront leur travail", "tu n'as pas trouvé le bon homme pour le moment"... Mais, j'ai grandi, les années sont passées, mes hormones sont bien là, j'ai rencontré l'homme de ma vie et je - nous - ne veux toujours pas d'enfants.

C'est une certitude pour nous, on en a parlé et heureusement, il s'avère que nous sommes sur la même longueur d'onde. Mais qu'est-ce qui a motivé ce choix ? Je pense que je ne suis pas "faite" pour la maternité, je n'ai pas la fibre maternelle et je ne veux surtout pas avoir la responsabilité d'élever un enfant. Cette idée d'interdépendance me dérange. A contrario, je m'occupe beaucoup de mes animaux, ils sont la prunelle de mes yeux, mais un enfant, ça reste rédhibitoire pour moi.

Pour la plupart des gens, je suis "égoïste", mais de mon point de vue, c'est tout le contraire. Mieux vaut ne pas faire d'enfants et être en harmonie avec son corps, ses envies et son esprit. Je ne veux pas faire un enfant "par obligation sociale" et finir par le regretter. L'un des arguments qui reviennent souvent dans les remarques des autres, c'est "mais tu penses à toutes ces femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants ?" Je ne vois pas pourquoi moi, je devrais assouvir les désirs de maternité d'une autre. Par solidarité ? C'est un argument bien étrange.

Je pense qu'il est important de d'abord penser à soi, à son bien-être. Je ne juge pas les femmes pour qui avoir un enfant est un accomplissement, mais il faut comprendre que ce n'est pas le cas de tout le monde. Je pense qu'on peut très bien être heureuse avec ou sans enfants. Mon mantra dans la vie c'est "sois heureux seul pour être heureux à plusieurs" et je pense que c'est la plus belle chose à faire. "
 
 

 

 
 
 
 
 
 

 

Tags : témoignage