C'est la course.

Métro-boulot-dodo, pas le temps de souffler. Pas même le temps de dormir, parfois. Notre sprint est quotidien et presque constant. Unique coin buvette ? Le week-end. Et encore... Même lui n'arrive pas à nous désaltérer.

On court. Après le temps. Après les deadlines. On n'a pas le temps de finir un projet qu'on passe immédiatement à un autre. Face à nous, un seul concurrent : notre stress. Et il a tendance à être bien plus puissant et rapide que nous.

Arrêtons de nous laisser devancer par notre anxiété. Même si beaucoup d'entre nous marchent à la pression et excellent dans le "last minute", il est essentiel de ne pas nous oublier dans cette compétition effrénée.

Grands stressés, cet article est pour vous ! On vous donne 5 méthodes pour vous détendre, reprendre le dessus, et dépasser en premier la ligne d'arrivée...

Enjoy,

Les Éclaireuses

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1 - Marcher

Bête et méchante, la marche est le chemin le plus court vers l'effet antistress. En effet, selon une étude réalisée par les neuroscientifiques de l'université de l'Illinois, relayée par Kineo Osteo Nice, pratiquer cette activité 20 minutes par jour faciliterait la circulation sanguine, et favoriserait la sécrétion d'endorphine, célèbre hormone du bonheur.

C'est plus particulièrement en marchant en pleine conscience - c'est-à-dire, en prenant en compte ce qui nous entoure - que notre corps va se détendre. Bruits, odeurs, éléments visuels... Le fait de nous focaliser sur ce qui est extérieur à notre corps est un moyen efficace de lâcher prise, et nous relaxer.

Alors, bien sûr, on ne vous conseille pas de vous livrer à cet exercice en pleine ville... Les klaxons n'ont jamais apaisé personne - quoique. On pense plutôt à la campagne, un parc ou une forêt. Il s'agit d'ailleurs du principe du "Shinrin-Yoku" - en français, "bain de forêt" -, pratique médicale qui consiste à profiter pleinement des bienfaits de la nature pour évacuer son stress.

2 - Écouter de la musique

Lorsque nous étions enfants, nous commencions notre journée avec les derniers clips de nos artistes préférés. En grandissant, la musique nous a accompagnés tous les matins au collège, lycée, fac, et même jusqu'au travail. C'est un fait : cette dernière a le pouvoir de nous mettre de bonne humeur en un claquement de doigts. Elle nous réveille, nous rassure, nous berce.

Sans trop de surprise, scientifiquement parlant, elle a un réel impact sur notre cerveau. Selon une étude menée en 2016 par David Lewis-Hodgson, pour Mindlab International, elle peut réduire de 61 % le stress. Diminuant l'hormone du stress, le cortisol, elle est une parfaite échappatoire et traitement pour les plus anxieux. Afin d'aller plus loin, le chercheur a voulu déterminer LA musique la plus relaxante de tous les temps. Résultat ? "Weightless" de Union Marconi. Il est d'ailleurs fortement déconseillé de l'écouter au volant... Somnolence assurée. 

3 - Manger un bout !

Pour bon nombre d'entre nous, manger est souvent la solution à tout. Coup de blues, fatigue ou encore bonne humeur, tous les chemins semblent mener à la nourriture. Le stress, lui aussi, peut se résoudre avec un bon petit plat. C'est ce qu'a révélé le Docteur Ramsey, psychiatre nutritionniste et professeur adjoint de psychiatrie clinique à l'université de Columbia, à l'Huffpost. "Le lien entre l'intestin et le cerveau est énorme - appelé 'axe intestin-cerveau' - et de nombreuses données intéressantes soutiennent l'idée que l'intestin est un médiateur majeur de la réponse au stress. Après tout, le stress est un phénomène médié par le cerveau et le système immunitaire, et votre intestin est le plus grand organe de votre système immunitaire", explique-t-il.

Il est cependant et évidemment important de surveiller notre alimentation : manger n'importe quoi, n'importe quand pourrait est extrêmement mauvais pour notre santé. "Le stress et les mauvais choix alimentaires peuvent rétrécir le cerveau par le biais de leur influence sur le BDNF - facteur neurotrophique dérivé du cerveau -, l'hormone qui fait croître le cerveau", complète-t-il.

4 - Écrire

Si durant notre tendre adolescence, nous ressentions le besoin de tenir un journal, ce n'est pas pour rien. "Écrire dans un journal améliore l'estime de soi et la motivation pour la vie, en augmentant la confiance en soi. Cela nous permet d'explorer des domaines émotionnels et cognitifs auxquels nous n'avons pas toujours accès. En outre, de nombreuses études ont révélé qu'écrire chaque jour augmente la capacité d'autoguérison du corps. Quiconque a cette habitude parvient à surmonter les processus infectieux plus tôt et à guérir ses blessures plus tôt", explique Gille Bolton, chercheur au King's College of Medicine and Art de l'Université de Londres, dont les propos ont été rapportés par Psychologue.net.

C'est, ainsi, en mettant à plat nos émotions, que nous arrivons à en prendre conscience et à les accepter. Par conséquent, l'anxiété et le stress, eux aussi, peuvent être maîtrisés par le biais de l'écriture. Il s'agit d'ailleurs d'une étude menée par Gerardo Ramirez et Sian L. Beilock, deux chercheurs de l'université de Chicago. Ces derniers ont fait passer un test à une classe. Ils l'ont ensuite divisée en deux, en demandant cette fois à une partie des élèves d'écrire leurs sentiments dix minutes avant de passer le test. Le résultat parle de lui-même : le groupe d'expression écrite l'a emporté.

5 - RESPIRER !

Tout simplement. Lorsque la pression monte et devient insoutenable, lorsque le stress s'empare de notre corps, il est important de prendre quelques minutes pour nous, et respirer. "(...) Se libérer du stress demande de revenir à soi, à son corps, à sa respiration. (...) Enfin, faisons des pauses régulièrement, en fermant les yeux, en ne faisant rien de spécial, rien du tout, pas le moindre petit exercice, vraiment rien, assis ou allongé, peu importe…", explique Saverio Tomasella, docteur en psychologie et auteur de plusieurs livres portant sur le développement personnel, à FemininBio.

Quoi qu'il arrive, quoi que nous fassions et où que nous soyons, dans n'importe quelle situation, la relaxation est toujours à portée de main.

 

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