Le moral dans les chaussettes ? Regardez par la fenêtre.

Trois jours qu'il fait gris, tout s'explique ! Ou tout ne s'explique pas, justement.

On a tendance à associer la mauvaise humeur au temps qu'il fait dehors, mais les deux sont-ils réellement indissociables ? Entre les croyances et les vérités, il y a souvent un immense fossé.

Des scientifiques américains se sont penchés sur la question en demandant à des volontaires de noter leur humeur plusieurs fois par jour. Les chercheurs ont ensuite tenté d'établir un lien entre l'humeur des gens et les relevés météorologiques du jour. Figurez-vous qu'ils n'ont pas trouvé grand-chose… 

Est-ce psychologique ? En tout cas, on est toutes d'accord pour dire qu'on préfère le soleil à la pluie et à toute forme de grisaille. On a d'ailleurs chacune un mauvais souvenir d'un temps pluvieux en train de déprimer sous notre couette. Alors… attendez de lire ces lignes pour mieux comprendre. 

Enjoy, 

Les Éclaireuses

 
1. Pourquoi tant de personnes sont-elles dehors quand le soleil brille ? 

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Plus il faut beau et plus les gens sortent, ça n'est pas nouveau !

Pourtant, il n'existe aucun lien direct entre le beau temps et le fait que les gens aient envie de se sociabiliser, de s'amuser, de faire la fête. Contrairement à ce que nous pensons, ça n'est qu'une pure coïncidence. 

 

2. Une dimension culturelle 

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Les croyances liées à l'effet beau temps/moral pourraient bien dater d'une époque lointaine, très lointaine même. Quand les Homo Sapiens sont arrivés sur Terre, ils ne connaissaient ni le feu ni les vêtements. Le soleil leur permettait donc de se réchauffer et de s'éclairer.

L'idée d'un soleil bienfaisant est donc probablement ancrée dans les racines humaines où il a longtemps été vital à la survie de nos ancêtres. 

 

3. Le principe de mémoire sélective 

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Un principe pourrait justifier notre croyance à établir un lien entre la météo et les humeurs, celui de la mémoire sélective. En effet, le cerveau humain retient plus facilement une journée contre-productive où l'on n'a cessé de se plaindre et de se morfondre sous un temps maussade. Logique, le temps parait interminable dans ces moments-là et tout nous ramène à ce mauvais souvenir. 

Le philosophe Christophe André a dit :"On se souvient davantage du jour où il faisait mauvais et où tout se passait mal que de celui où il faisait mauvais et où tout allait bien…"

 

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4. Une hypersensibilité climatique propre à notre époque 

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Selon Patrick Lemoine, psychiatre et auteur de certains ouvrages psychologiques portant notamment sur le sommeil et la dépression, "L'espèce humaine a été fabriquée sous l'équateur, où la température était égale toute l'année" et "comme l'homme a colonisé la planète entière, il a dû s'adapter aux variations du climat. Sans ailes pour fuir l'hiver, sans fourrure pour résister, sans possibilité d'hiberner, il subit les aléas météorologiques du milieu tempéré".

C'est ainsi, d'après le psychiatre, que notre hypersensibilité aux changements climatiques s'est développée. Celle-ci toucherait davantage de femmes que d'hommes et s'accompagne d'une grosse envie d'hiberner. 

 

5. Les vertus de l'exposition au soleil démontrées 

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En tout cas, une chose n'est plus à démontrer : la lumière du soleil est excellente pour le moral, notamment grâce à la vitamine D présente dans les rayons UV. Cependant, seule une partie de la population est "météosensible", c'est-à-dire qu'elle développe une hypersensibilité liée aux changements météorologiques.

Les autres aiment le soleil et un peu moins la pluie pour la simple et bonne raison que leur mémoire associe les jours pluvieux à une baisse de moral et à une moindre envie de sortir.