Les Diktats ont encore frappé...

Même en congés forcés, confinées, appelez ça comme vous voulez, les femmes ne sont pas libres de suivre leurs propres règles. Au stress d'être enfermées chez soi, avec pour seul ami à qui parler au cours de la journée notre doudou adoré, s'ajoute l'anxiété et la culpabilité de ne pas assez se bouger.

Et pourtant, quand le confinement a été annoncé, on aurait pu se réjouir. Enfin du temps pour reprendre notre partie de Sims abandonnée quand on a commencé à travailler, enfin du temps pour compter les carreaux de carrelage dans notre salle de bain, enfin du temps pour ne rien faire et en profiter

Mais notre envie de profiter du temps, qui s'offrait à nous avec nos conditions, s'est rapidement envolée. La pression s'est installée, au même moment où les musées ont ouvert leurs portes digitales, les universités ont publié leurs cours, les chefs se sont mis à cuisiner sous nos yeux et les coachs se sont mis à nous motiver depuis leur tapis de Yoga. 

Alors, on s'est activées. On s'est mises à s'en vouloir de ne pas se lever à 7 heures du matin pour faire le cours de Pilates de ce prof argentin. Puis, on a voulu casser nos assiettes quand on a vu que tous nos amis avaient déjà épuisé tous leurs livres de recettes et que, nous, on n’arrivait toujours pas à se faire un simple oeuf poché. 

Puis, un jour, en plein chien tête en bas, on s'est écroulées. Notre professeur de Yoga avait beau continuer de nous dire de respirer, on en avait assez. Et si, finalement, on prenait le temps de faire ce que l'on veut comme on l'entend

Adieu FOMO, dites bonjour au JOMO (Joy of Missing Out) ou l'art de prendre son temps, la joie de tout louper pour mieux se retrouver. 

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

1 - Le Plaisir de passer à côté

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Le JOMO a été inventé par l'entrepreneur américain Anil Dash, en réponse au FOMO, la peur de passer à côté de quelque chose, et à l'hyper-connectivité. Courir partout, sauter de soirée en soirée, être sur tous les fronts et toutes les conversations, ça en était assez et voilà comment le phénomène est né. 

Au temps du confinement, le plaisir de passer à côté s'applique plus que jamais. Alors, certes on a dû mettre notre vie en pause, ralentir nos activités extra-professionnelles et les happy hours. Mais finalement, quand il a fallu s'adapter aux longues semaines de quarantaine qui nous attendaient, nombreuses sont les personnes qui ont redoublé d'efforts et d'originalité pour occuper leurs journées confinées.

Visites interactives de musées, cours de cuisine et de Yoga en direct sur Instagram, leçons de méditation... Tous les moyens étaient bons pour nous activer et nous faire culpabiliser si on préférait binge-watcher la dernière série Netflix

 

2 - Apprendre à dire 'non'

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Si la joie de passer à côté n'est pas facile à adopter, elle commence par des gestes simples, utiles pour limiter la culpabilité qui peut nous toucher. "Non" est finalement le meilleur mot qu'on ait pu nous apprendre en grandissant, au grand désespoir de nos parents. Mais savoir refuser une invitation ou simplement dire non est parfois la meilleure chose à faire pour notre santé mentale. 

Finalement, louper l'occasion d'apprendre le Mandarin n'est pas une grande perte. Après tout, quand allez-vous pouvoir le pratiquer ? Et pourquoi tant culpabiliser d'avoir loupé le live de Barre Shape de votre influenceuse préférée, il y en aura d'autres, et même des cours bien réels quand tout ça sera terminé. En clair, il y aura toujours de nouvelles choses à faire, à tester, à découvrir et à voir. L'urgence n'est pas les activités que vous pourriez louper, mais votre bien-être

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3 - Ralentir

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Le confinement nous aura permis de ralentir notre rythme mais pas vraiment longtemps. Live à 9 heures, puis un autre à 14 heures, un troisième à 17 heures et second à 18 heures. Nos journées défilent plus rapidement qu'avant qu'on se retrouve coincées dans notre nid douillet. 

Pourtant, pour céder au plaisir de passer à côté, il suffit d'accepter de ne pas tout faire ou tout voir, non pas par manque de temps mais par l'envie de ralentir le rythme et profiter.

Sachez que réfléchir, se retrouver nez à nez avec ses pensées, "s'ennuyer", comptez les moutons, admirer les nuages, contempler une image et apprécier l'odeur d'une fleur ne font pas de vous quelqu'un de flemmard. En réalité, toutes ces activités ont de nombreux bienfaits, comme augmenter votre créativité et améliorer votre imagination

  

4 - Faire le tri

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Faire le tri dans ses placards, c'est toujours utile pour avoir les idées plus claires, mais quand notre nid est rangé et que chaque livre est à sa place, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, dans la lignée du JOMO, on fait du tri dans nos vies.

Loin de là l'idée de vous demander de trier vos listes d'amis. Mais si on se concentre sur son entourage le plus proche, finalement c'est déjà un grand pas vers le plaisir de manquer les choses et ne se concentrer que sur l'essentiel. De la même manière, face aux 862 personnes que vous suivez sur les réseaux, il peut être utile de se demander qui sont ceux qui vous inspirent réellement et vous donnent l'envie d'être la meilleure version de vous-même.

 

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5 - Être présente 

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Victimes des réseaux, on passe plus de temps à scroller qu'à discuter ou admirer. En fin de compte, le temps passe beaucoup trop vite pour louper ce qui nous passe sur les yeux parce qu'on courait, nous aussi. Le concept du JOMO appelle à la pleine conscience, à s'ancrer dans la réalité et prendre le temps d'accorder de l'importance à nos pensées, nos sentiments et notre corps. 

Avec la pleine conscience, on se concentre sur l'instant présent. On oublie les pensées du passé qui peuvent nous torturer, et on ne pense pas à celles du futur qui pourraient nous stresser. On libère ainsi notre esprit du trop-plein d'informations qui pourraient l'encombrer et on profite du temps dont on dispose pour se concentrer sur le moment présent, et l'énergie pour des activités qui nous épanouissent vraiment.  

 

Tags : confinement