Peut-être, êtes-vous née par césarienne ou en avez-vous déjà subi ?

Lors de l’accouchement, cette intervention chirurgicale vise à extraire le bébé de l’utérus grâce à une incision de la paroi abdominale et utérine. Cette pratique ne date pas d’hier. Déjà à l’époque de Jules César, on en pratiquait pour sauver le bébé lorsque la mère était décédée en couche. Avec les moyens de l’époque, jamais une femme n'aurait pu y survivre. Les progrès considérables de la médecine passant par là, en 2015, 30 millions d’enfants sont nés par césarienne, soit un enfant sur cinq. On pourrait penser que cet acte chirurgical est aujourd’hui anodin, et pourtant non.

Un terrible constat a été posé. Chaque année, 300 000 femmes meurent des suites d’une césarienne. L’Université Queen Mary de Londres a sorti une étude à ce propos. Les femmes majoritairement épargnées ont moins de 35 ans et vivent dans un pays développé. Cependant, les risques de complications restent plus élevés que pour les femmes ayant accouché par voie vaginale.

Dans les pays en voie de développement, la césarienne reste un acte chirurgical dangereux pour tous les profils de femmes. En effet, faute de moyens et de suivi de grossesse, les taux d’infections augmentent. Après l’accouchement, l’infection de la cicatrice ou le risque d’hémorragie tardive ne sont pas à négliger.

Les Éclaireuses