Dans la soirée du 11 au 12 août dernier, Mya, une jeune femme de 19 ans s’est fait violemment tabasser dans la rue par trois hommes.

D’après ses déclarations aux policiers auprès de qui elle a déposé plainte, elle indique que les faits se sont déroulés dans le quartier de la Placette à Nîmes alors qu’elle promenait son chien.

Après plusieurs jours de silence, Mya a décidé de témoigner. La jeune femme a publié plusieurs vidéos sur son compte Instagram, dans lesquelles elle raconte l'agression, mais qui ont depuis été supprimées.

Elle explique avoir croisé un groupe de trois individus dans la rue : « Un des hommes m'a dit ‘tu es bonne’, je ne lui ai pas répondu. J'ai ensuite été insultée de ‘pute’, je leur ai répondu et c'est parti de là ».

« J’ai senti un bras m’attraper puis un coup de poing, deux, trois, puis je tombe une première fois. Je me relève, on me rejette au sol. Un homme pose son pied sur mon thorax puis enchaîne les coups de poing au visage pour finir par une série de coups de pied jusqu’à ce que je tombe, inconsciente. Je me réveille quelques minutes plus tard, toujours sur ce trottoir mais plus personne à côté de moi, juste mon chien qui attendait sagement », raconte Mya dans ses vidéos.

Suite à son agression, Mya souffre de nombreuses blessures. La jeune femme a des hématomes à la tête et sur tout le corps, ainsi que plusieurs côtes fêlées et une compression du foie. Elle a également eu une hémorragie au nez et a été victime de nombreux vomissements.

« Je fais cette vidéo pour donner du courage aux femmes qui vont me regarder. Il faut porter plainte, il faut en parler. On le voit partout autour de nous mais quand ça nous arrive, ça nous change notre vie à tout jamais. C’est quelque chose d’anormal en 2020. Cela ne devrait pas exister », déclare Mya.

« Il ne faut pas avoir honte de ce qui nous arrive... Ce n'est pas à nous d'avoir honte, mais à nos agresseurs. Il faut être forte », conclut avec justesse la jeune victime.

Pour ne pas rester impuissants face à ce nouvel acte présumé de violence sexiste, une pétition a été lancée pour faire réagir les pouvoirs publics.

Ce lundi 14 septembre, plus de 10 000 personnes ont d’ores et déjà signé cette pétition qui demande entre autres plus de mesures préventives pour éduquer et sensibiliser les citoyens face à une prétendue hausse des violences dans la ville de Nîmes.

Les Éclaireuses