Non-assistance à personne en danger ? Le 12 juin dernier, Sarah a totalement été laissée-pour-compte par le corps médical et a dû accoucher toute seule avec l’aide de son mari, dans sa chambre d’hôpital. Les sages-femmes leur ont bien fait comprendre qu’elles étaient débordées et qu’elles n’arriveraient pas avant 30 minutes. L’une d’entre elles passe lui faire une prise de sang et repart aussitôt. « Quinze minutes plus tard, le travail commence, il y a des contractions toutes les 5 minutes, on a appuyé sur le bouton d’assistance pour appeler quelqu’un », a témoigné le mari de Sarah, Omar, au journal belge La Capitale.

Personne n’est jamais venu et aucune péridurale ne lui a été administrée. Malgré les contractions ressenties, la future maman comprend qu’elle doit attendre dans la souffrance ou y mettre un terme elle-même. Question de survie, le couple belge a choisi la deuxième option et a mis au monde son nouveau-né sans l’aide de personne. « C’est moi qui ai accueilli le bébé. Je l’ai mis sur son torse. Si je n’avais pas été là, il tombait par terre », raconte le jeune papa.

Heureusement, les parents n’ont pas perdu leur sang-froid et Sarah peut dire merci à son compagnon qui a eu les bons réflexes. Ils ne sont pas prêts d’oublier cette histoire et auraient préféré l’éviter. « On était partagé entre la peur et la colère. On espère que personne ne vivra la même situation ». Bien qu’ils aient vécu une expérience abominable, ils ont décidé de ne pas porter plainte contre l’hôpital. Plus qu'un mauvais souvenir puisque l'enfant se porte bien et la mère aussi.  

Enjoy,

Les Éclaireuses