Lundi 13 avril, plus de 400 pompiers ukrainiens combattaient un important incendie autour de la tristement célèbre zone d’exclusion de Tchernobyl.

L’ONG Greenpeace tire sur la sonnette d’alarme en ce qui concerne les risques sanitaires. Selon l’association, il s’agit du pire incendie enregistré dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, qui forme un rayon de 30 kilomètres autour de l’ancienne centrale. 

Les autorités ukrainiennes se veulent rassurantes, mais ont été largement critiquées pour leur inaction face au sinistre d’une telle ampleur. Le chef d’État ukrainien a promis de convoquer le chef du service d’État pour les Situations d’urgence.

« La centrale nucléaire de Tchernobyl, les lieux de stockage de déchets radioactifs et les autres infrastructures cruciales de la zone d’exclusion ne sont pas menacés », a alors affirmé Volodymyr Demtchouk, haut responsable des services d’urgence ukrainiens.

Le feu qui s’est déclaré le 4 avril aurait été entretenu par le vent et une sécheresse inhabituelle, mais n’aurait provoqué aucune hausse de radiation. Selon la police, il aurait été allumé par un jeune vivant près de la zone « pour s’amuser ».

Même si le feu semble maîtrisé, les autorités ont néanmoins déclaré qu’il nécessiterait encore quelques jours d’intervention pour être complètement éteint.

Rappelons que Tchernobyl avait subi le pire accident nucléaire de l’Histoire en 1986. 

Les Éclaireuses