Une infection des plus rarissimes... Il aura suffi à cet Américain de 59 ans de se baigner dans un parc aquatique pour trouver la mort. Un micro-organisme, appelé amibe "dévoreuse de cerveau", est entré par le nez du pauvre Eddie Gray et à partir de ce moment-là, la situation a légèrement dégénéré. Venu passer du bon temps, son destin a pris un tout autre tournant. Heureusement, ce genre de cas n'arrive pas tous les jours, mais a de quoi effrayer.

L'amibe "dévoreuse de cerveau", de son nom scientifique "naegleria fowleri", ne se trouve que dans les eaux stagnantes et chaudes, à plus de 25 degrés. Peu de gens le savent et autant elle peut être avalée sans aucun problème, autant en pénétrant par les narines, elle s'avère mortelle. En remontant le nerf olfactif pour atteindre le cerveau, la "naegleria fowleri" détruit le tissu cérébral. D'après le New York Times, cela entraîne la méningo-encéphalite amibienne primitive. Personne n'a envie d'en croiser une sur son passage.

Sur 145 cas recensés depuis l'année 1962, seuls 4 n'ont pas causé la mort. Les symptômes sont souvent les mêmes : maux de tête, nausées et vomissements, ce qui pourrait ressembler à toute autre maladie et complique le diagnostic. Le patient meurt dans les 10 jours qui suivent l'infection. Les autorités sanitaires expliquent qu'il est difficile d'anticiper le drame puisque la présente d'amibes est naturelle et impossible à éradiquer des lacs et rivières. 

D'où l'importance de prendre quelques précautions pendant une baignade : limiter la quantité d'eau pénétrant dans le nez, le maintenir fermé avec un pince-nez, éviter de mettre la tête sous l'eau et de se baigner dans des bassins d'eau douce longtemps exposés au soleil. 

Pour rappel, le nombre de contaminations reste extrêmement rare. 

Les Éclaireuses