Une juge californienne a débouté, mardi 25 août, le cinéaste Roman Polanski, qui avait saisi la justice contre son exclusion de la très renommée Académie des Oscars, en mai 2018.

Le 3 mai 2018, l'Académie des arts et sciences du cinéma, qui remet les Oscars, avait annoncé l'exclusion de Roman Polanski, en même temps que celle de l'acteur Bill Cosby, condamné pour agression sexuelle. La décision avait été transmise par courrier le jour même au réalisateur, « avec effet immédiat ».

Le cinéaste franco-polonais, visé par des accusations de viols et détournement de mineure, avait estimé que l'institution aurait dû lui donner un « préavis raisonnable » avant toute mesure d'exclusion et « une chance raisonnable de se faire entendre ». Le tribunal de Los Angeles a considéré que l'exclusion de Roman Polanski « était fondée », « motivée par des preuves » et « ne relevait pas d'un caprice ou de l'arbitraire ».

Ce revers judiciaire marque une étape supplémentaire dans la prise de distance d’Hollywood vis-à-vis du réalisateur franco-polonais, qui a fui les États-Unis, il y a quatre décennies, après avoir plaidé coupable de détournement de mineure.

Au total, le cinéaste est accusé de douze agressions sexuelles. S’il fait rayonner le cinéma français à l’international, le réalisateur franco-polonais de 87 ans a vu son étoile nettement pâlir avec le mouvement #MeToo et s’est retrouvé au cœur d’une violente polémique lors de la dernière cérémonie des César, où son film J’accuse lui a permis de remporter le César de la meilleure réalisation et n’a pas manqué au passage de faire réagir les collectifs féministes, libérant ainsi la parole en France.

Reste à savoir si l’Hexagone sera influencé par cette décision symbolique et radicale de l’Académie des Oscars.

Enjoy,

Les Éclaireuses