Dans l’État de Kaduna, au centre du Nigeria, les personnes reconnues coupables de viol encourent désormais la stérilisation chirurgicale, et ce, quel que soit l’âge de la victime ou le genre de l'agresseur.

La loi vient d'être adoptée en ce sens par les législateurs, sous l'impulsion du gouverneur local. Cette loi prévoit également une peine encore plus lourde dans les affaires de pédophilie avec l’application de la peine capitale.

Cette décision fait suite à la vague d’indignation qui avait saisi le Nigeria à la fin du confinement, après une série de viol de femmes et de très jeunes enfants à travers le pays.

Face à ces protestations, le gouverneur de l’État de Kaduna avait estimé début juillet que la castration chirurgicale était le meilleur moyen d’éviter la récidive dans les affaires de viol. Ce point de vue est pourtant largement controversé sur le plan médico-légal.

Par ailleurs, cette décision pourrait malgré tout être assez difficile à mettre en œuvre. En effet, avant que la loi ne soit appliquée, il faut en amont que les victimes portent plainte et que les agresseurs soient arrêtés et condamnés, ce qui n’arrive presque jamais.

Depuis 2015, seule une quarantaine de personnes ont été inculpées pour viol au Nigeria, alors que le pays connait plus de 2 000 cas de viols et compte 200 millions d’habitants.

Les chiffres officiels sont loin de décrire l’horreur de la réalité.

Les Éclaireuses