La semaine passée, l’association française de défense des animaux L214 levait le voile sur les conditions de vie « jamais vues » de canards dans un élevage destiné à la production de foie gras des Pyrénées-Atlantiques, à travers une enquête.

La vidéo choc montrait un des bâtiments du Couvoir du Saison, « totalement insalubre », avec des cadavres de canards « décomposés », un épais « flot d'excréments » qui « déborde à l'extérieur », des asticots et des rats qui « prolifèrent ».

« Rarement, dans un élevage, les images ont été aussi révoltantes et répugnantes », estime l'association, pourtant témoin habitué de la souffrance animale.

Si les installations, jugées insalubres et dangereuses pour la santé des animaux par l'association, ont fait l'objet d'une enquête des autorités et ont aussitôt été fermées, L214 n’a pas manqué de dénoncer le fait  que « les canards ont simplement été transférés dans un autre bâtiment de l'exploitation ».

« Est-ce acceptable de laisser ces oiseaux entre les mains des responsables de cette situation désastreuse et de laisser ces derniers poursuivre leur activité ? », interrogeait l'association dans son communiqué.

Les services de l’État ont annoncé avoir constaté « d’autres non-conformités au plan sanitaire et en matière de protection animale », et ils ont donc « décidé de mettre en demeure l'exploitant et de suspendre toute activité » sur le site. Dans la foulée, la préfecture des Landes a annoncé que deux autres sites du même exploitant allaient devoir faire face à une fermeture administrative.

En effet, le communiqué cité par l'AFP indique que des contrôles « ont permis de constater l'existence d'un site non déclaré et d'un site déclaré sans activité, mais dont l'état d'abandon fait peser des risques sanitaires pour l'environnement ». En parallèle, Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture, a annoncé l'ouverture d'une procédure judiciaire.

Après la fermeture de tous les sites de cet éleveur, « les services vétérinaires compétents ont organisé la prise en charge des canards restant sur l'exploitation ».

Les Éclaireuses