Dans le sud de la Chine à Yulin, le festival de la viande de chien a ouvert ce dimanche 21 juin et pour 10 jours. Un rendez-vous culturel où il est possible pour les visiteurs de venir manger de la viande de canidés ou de félins.

Un événement qualifié de festival de l'horreur, où certains vendeurs proposent des animaux vivants entassés dans des cages et ce n’est malheureusement pas le pire, puisque certains sont ébouillantés vivants ou tués à coups de bâton avant d’être consommés. Une pratique qui tue près de 3 000 chiens aujourd'hui (contre 15 000 en 2010) d’après l’association 30 millions d’amis.

Depuis plusieurs années, de nombreuses associations ainsi que le gouvernement tentent de fermer ce festival scandaleux, en vain. Afin de sauver les chiens de l’abattoir, des militants se rendent à Yulin pour les acheter et leur offrir une nouvelle vie. En 2016, un sondage réalisé par China Animal Welfare Association en collaboration avec la Human Society International (HSI) dévoilait que « 64 % des Chinois souhaitaient que le Festival prenne fin. »

Un festival très controversé donc, d’autant plus quand on sait que, selon la HSI, seulement 20 % des Chinois consomment de la viande provenant de ces animaux et 72 % des résidents de Yulin affirment ne pas en manger. 

En effet, les Chinois et surtout la jeune génération essayent de se débarrasser de leur réputation de consommateurs de chiens. De plus, il est important de souligner que Pékin a officiellement supprimé les chiens et les chats de la liste des animaux comestibles et exploitables pour leur fourrure ou leurs propriétés médicinales.

Un festival qui peut générer d’autant plus la polémique en ces temps de coronavirus.

Les Éclaireuses