Selon les souhaits de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le nombre de vaccins obligatoires est passé de 3 à 11 pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Auparavant vaccinés seulement contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite, 8 autres vaccins ont été rajoutés à la liste. Ils étaient alors seulement recommandés : la coqueluche, la rubéole, la rougeole, les oreillons, l'hépatite B, l'haemophilus inflanza, le pneumocoque et le méningocoque C. Voté à l’occasion du budget social de 2018 de la Sécurité sociale, le Conseil d’État a validé ce passage.

Ce choix permet une meilleure protection contre les maladies infantiles. En effet, les bébés sont mieux protégés contre les infections à méningocoque C. Si l’on compare les chiffres, nous sommes passés de 39,3% en 2017 à 75,7% en mars 2019. Au vu de ces chiffres, le Conseil d’État affirme que ce choix est satisfaisant pour l’ensemble de la population. En raison de la gravité de maladies que l’on pensait éradiquées, comme la rougeole, ce choix est une affaire de santé publique.

C’est un coup dur pour les anti-vaccins, mais aussi pour les personnes qui contestent la présence d’aluminium dans les vaccins. Depuis les années 1920, cette substance est utilisée comme adjuvant. Des associations sont convaincues que son utilisation est dangereuse. Cependant, cela n’est pas prouvé scientifiquement. Le Conseil d’État a rejeté la demande de retrait de ceux qui en contiennent. Alors que cette présence est controversée, le Conseil d’État a décidé que le gouvernement a le droit de refuser de retirer les vaccins obligatoires contenant de l’aluminium. Les sels d’aluminium comme adjuvants seraient indispensables pour accroître l’efficacité de certains vaccins. Ils augmentent la réponse immunitaire. Le Conseil d’État avance des arguments : cette substance est très efficace, elle est tolérée et elle ne peut pas être remplacée prochainement. 

Les Éclaireuses

 

 
 
 
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