Le docteur Ai Fen, aussi connue comme la femme ayant averti sur la dangerosité du coronavirus aurait disparu.

Ce n’est pas la première fois que l’on entend des histoires inquiétantes à propos de la cheffe des urgences de l’hôpital central de Wuhan en Chine. En effet, le docteur avait révélé dans une interview, début mars, qu’elle avait déjà subi des pressions pour la faire taire après ses révélations sur le coronavirus.

Tout remonte au 30 décembre 2019, lorsqu'elle reçoit un rapport de laboratoire ayant analysé les échantillons prélevés sur une malade de Wuhan. Ce rapport révèle que le coronavirus est un « SRAS » et qu’il se transmet par gouttelettes émanant des sécrétions pulmonaires. Malgré l'ordre du gouvernement chinois de se taire, le docteur choisit quand même de montrer ces résultats à ses collègues.  

Le 2 janvier, elle est convoquée par un directeur de l’inspection de l'hôpital qui l’accuse de « répandre des rumeurs », de « créer des problèmes » et de manquer à la « discipline d’équipe ». Elle reçoit donc de nouveau l’ordre de se taire et de continuer de travailler.

Pourtant, lors d’une interview à l’occasion de la visite du président chinois à Wuhan, le 20 mars, elle déclare : «  Si mes collègues avaient été prévenus plus tôt, ils ne seraient pas morts. Si j’avais su comment l’épidémie allait évoluer, je serais passée outre la réprimande ; j’en aurais parlé partout. »

Après la publication de cet entretien, le gouvernement chinois a saisi les éditions papier du journal et expurgé le site Internet. L'interview a quand même pu être copiée par des internautes

Depuis, on est sans nouvelle du médecin qui aurait disparu depuis maintenant 2 semaines.

Les Éclaireuses