Elle s'appelle Sandrine, elle est infirmière. Avant ces 36 ans, cette jeune femme était en parfaite santé jusqu'à ce qu'un choc toxique vienne bouleverser sa vie et la condamne à vivre dans un fauteuil roulant. Désormais, ses mardis et ses jeudis sont rythmés par des séances de rééducation et ses pieds ont été remplacés par des prothèses métallisées.  

C'est en juin 2019 que sa vie s'est transformée, avec l'ablation de ses pieds puis d'une partie de ses doigts de la main. C'est un phénomène qui touche très peu de femmes, mais il existe bel et bien et continue de se répandre, ce qui prouve que l'information mérite encore d'être largement diffusée. L'Anse appelle à une meilleure communication et une meilleure prévention, car ce syndrome peut s'avérer très grave, voire mortel. 

Sandrine est une victime de plus du choc toxique et, fort heureusement, elle a été prise en charge à temps par le corps médical. La jeune Maëlle, âgée de seulement 17 ans, elle, n'a pas survécu à ce virus. 

Sandrine est révoltée par le manque d'information, elle s'exprime ainsi : "Quand j’entends que l’infection est liée à un mésusage des cups et tampons par les femmes, cela me met hors de moi, tant les informations que l’on nous donne varient. Prenez les cups, selon le fabricant, il est écrit sur les notices que l’on peut les garder 4, 6, 8 ou 12 heures ! Comment on s’y retrouve là-dedans ? Pourquoi un temps d’utilisation clair et net n’est-il pas indiqué en gros ? Après tout, on le fait bien sur les paquets de pâtes."

Sandrine a décidé d'agir malgré la douleur et la souffrance qu'elle endure. Elle a alors créé sa propre association, "Dans mes baskets", afin d'informer au maximum les femmes des dangers liés à une mauvaise utilisation des cups et tampons. 

Les Éclaireuses