"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie"

Vous pensez qu'une citation peut résumer l'entièreté d'une vie ? Nous, oui ! Alors, on va vous le prouver avec ce jeu : 

- Qui est-ce qui est chauve, qui habite à Chevilly-Larue (Val-de-Marne) et qui aime la médecine ? C'est... c'est... le Docteur Christian Chenay bien évidemment ! 

Contrairement à ce que disait le Président de la République, Emmanuel Macron, il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver du travail : aujourd'hui, en banlieue parisienne, seuls trois médecins travaillent encore. Alors, contrairement à ses confrères, l'homme âgé de 97 ans continue toujours d'exercer deux fois par semaine, le lundi et le mercredi sans rendez-vous. 

En parlant de rendez-vous, lui non plus n'était pas prévu... Confrontée au refus de son père d'avoir un enfant, sa mère tente à plusieurs reprises d'avorter. En 1921 à Angers (Maine-et-Loire), l'Irlandais Christian Chenay voit le jour. Par chance, ce dernier échappe au Service du Travail Obligatoire (STO) et entame des études de médecine avec un rêve en tête : devenir médecin "un peu par opportunité" dira-t-il. Serait-ce prétentieux de parler de destinée ? 

En 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale éclate, l'homme adopte plusieurs casquettes : il entre dans le service de psychiatrie à Nantes tout en étant assistant en physiologie à la faculté des sciences (un véritable intello, nous direz-vous !)

En 1951, il ouvre son propre cabinet et s'installe définitivement dans la commune de Chevilly-Larue. Toujours animé par une soif d'apprendre, Christian Chenay suivra tout au long de sa vie, en parallèle de sa profession, des formations sur les avancées en matière de santé. 

L'homme aux deux vies finira, suite au décès de sa femme en 2002, par se remarier avec une certaine Suzanne à l'âge de 91 ans avec qui il vit actuellement une "union fusionnelle"! Eh oui, l'Amour n'a pas d'âge.

Alors, si vous avez peur de vous ennuyer dans votre vie, prenez exemple sur lui : « Tant que je pourrai, je continuerai, car je n’aurai pas de remplaçant. J’avais prévu d’arrêter mon activité en janvier, mais les deux médecins qui devaient venir ont préféré s’installer ailleurs. Je ne peux pas laisser mes patients. C’est moral. »

Et selon vous, à quel âge faut-il prendre sa retraite ? 

Enjoy, 

Les Éclaireuses

-