Si certaines ont eu la chance de connaître des ruptures plutôt douces, d’autres se sont littéralement senties mourir. Non, on n’exagère pas !

Pour la team n°2, rassurez-vous, ça ne devrait plus jamais arriver. Et si on doit remercier quelqu’un, c’est bien Alain Brunet, un psychiatre canadien qui a développé un programme thérapeutique à base de propranolol. Une pilule miracle pour réparer les cœurs en mille morceaux.

Aussi appelée « pilule de l’oubli », ce médicament permet de diminuer l’impact émotionnel d’un souvenir traumatique, ici la rupture. Mais il a également été testé sur 360 victimes des attentats du 13 novembre et les résultats sont plutôt probants.

La thérapie se déroule en deux temps. Primo, le patient doit être suivi par un psychologue ou un psychiatre et prendre le comprimé. Il doit ensuite écrire son souvenir douloureux sur une feuille. Secundo, une heure seulement après la prise du fameux antidote, il doit lire son texte. Instantanément, le patient se rend compte que la souffrance liée à ce qu’il a vécu est moins forte que l’heure d’avant.

« Le chagrin d'amour a l'air léger, car il ne présente pas de menace vitale. Si certaines personnes réagissent bien, pour d'autres, le sol se dérobe sous leurs pieds. Il peut alors engendrer un trouble de l'adaptation, au même titre que le stress post-traumatique. Ce sont des pensées répétitives, une envie dévorante de pleurer, des nausées, de la détresse. C'est à ces patients que la thérapie s'adresse », a déclaré le professeur Brunet.

Ce bêtabloquant agit ainsi sur les hormones de stress en les bloquant. Le souvenir devient de moins en moins puissant, tout comme la douleur qui y est associée. Et, bien qu’à ce stade les résultats soient encourageants, certains spécialistes mettent en garde contre son utilisation. Ils insistent notamment sur la nécessité d'encadrer la prise de propranolol par un professionnel, impliquant un suivi médical strict. 

Alors, on soigne ses larmes, mais pas n’importe comment !

Enjoy,

Les Éclaireuses

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