L'argent est le nerf de la guerre et, dans l'industrie agroalimentaire, ce dicton semble se vérifier. Du moins, le bien-être animal n'est toujours pas plus important que la rentabilité

Le broyage des poussins mâles par millions chaque année - 50 millions - illustre parfaitement la réalité de la production industrialisée d'oeufs : la productivité d'abord. Néanmoins, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a fait une déclaration des plus prometteuses ce mercredi 30 octobre auprès de France Inter. Ce dernier a en effet affirmé que "nous allions arrêter cette pratique en 2021(...). Mais si on le fait tout de suite, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y aura plus d'oeufs". La mesure est donc encore controversée, car elle revêt également un caractère économique. 

Les poussins mâles n'étant pas assez rentables, ils sont immédiatement éliminés après éclosion. Or les défenseurs des animaux sont très réfractaires à cette pratique et s'opposent à ce qu'elle perdure, cette dernière étant complètement contraire au bien-être animalier. 

Le ministre de l'Agriculture a ajouté que "les mesures qui vont être prises par le gouvernement sont des mesures très fortes", sans préciser exactement en quoi elles consisteront. Néanmoins, sa déclaration est très encourageante et mérite toute notre attention. "Je ne donne pas les dates, car je les négocie avec les éleveurs", a-t-il précisé. Rendez-vous en 2021

Les Éclaireuses