Impensable et pourtant…. Combien d’adolescentes sont obligées de passer par la prostitution pour s’offrir leurs protections hygiéniques, trop chères pour elles et pourtant essentielles à leur bien-être?? Une priorité pour laquelle elles sont beaucoup à faire ce sacrifice quand d’autres utilisent bouts de matelas, journaux et autres protections de fortune. Les droits de la femme sont encore loin dans cette partie du globe, où la précarité menstruelle ne devrait plus exister.

65 %, c’est le nombre de femmes qui ne peuvent pas encore se protéger correctement au Kenya, selon les chiffres de l’association Zana Africa qui lutte contre ce fléau.

Dans une enquête publiée le 4 juillet par le journal Le Monde, des femmes obligées de se prostituer pour cette raison ont témoigné de leur expérience lamentable. L’une d’entre elles avoue avoir eu 14 ans lorsqu’elle s’est dénudée pour la première fois, en échange d’un paquet de serviettes hygiéniques. Le Monde a également rencontré Mercy Aloo, une activiste formatrice pour The Cup Foundation, une ONG qui distribue des coupes menstruelles et intervient dans les écoles pour sensibiliser les jeunes filles. Elle reçoit parfois des remarques étonnantes comme celle d’une jeune fille qui lui a demandé si elle pouvait avoir des maladies en couchant avec un garçon pour obtenir des serviettes hygiéniques.

Trop de femmes sont encore concernées par ce phénomène social dans beaucoup d’autres pays pauvres et peu évolués sur la question des règles.

Les Éclaireuses